‹ La société des Jacobins; recueil de documentsChapitre 56 sur 243 · s'agit (Je Duval d"Éprémûiiil · texte numérisé non relu

s'agit (Je Duval d"Éprémûiiil

LE PÈRE DUCnESNE.

Mille millions de boyaux d'aristocrates, puissent-ils te servir de cravate, vilain sapajou! Eh bien, parmi ces mille millions de preuves qui te font faire si fort le renchéri, cites-en donc quelqu'une! Grattetoi la tête !

l'aristocrate.

Il est vrai qu'il faut suer beaucoup pour cela. Par exemple la lettre sur l'affaire de La Chapelle '. A en croire vos beaux Amis de la constitution, le combat qui s'était engagé entre les chasseurs et les habitants du faubourg était un projet de contre-révolution; c'était un complot prémédité, préparé de loin. Toutes les villes, tous les bourgs, tous les villages, tous les hameaux en ont été instruits, de la sorte, par Messieurs vos chers confrères les Jacobins. Et cependant la municipalité de Paris, qui a eu la bonté d'examiner l'affaire à plusieurs reprises, n'a pas trouvé la moindre trace de complot. Yos pauvres Jacobins tout honteux , si toutefois de telles gens connaissent la honte, furent obligés de se rétracter eux-mêmes, à la face de toute la France qui les hue.

le père DUCHE SXE.

Savez-vous, Monsieur l'aristocrate, que plus on vous en passe, plus vous devenez insolent. Par les 83 régiments nationaux, je vous cogne la gueule sur mes fourneaux, si vous ne vous taisez!

l'aristocrate.

Songez, Père Duchesne, que les injures et les coups ne sont pas des raisons. Attendez, vous n'êtes pas au bout : que direz-vous de leur acharnement contre le Club monarchique?

LE PÈRE DUCOES.NE

Bon, sacrédié! voilà monsieur l'aristocrate qui veut défendre son saint dans sa niche. F..., vous en étiez, sans doute.

Moi, point du tout; mais quel mal avait-il fait? La municipalité elle-même n'avait-elle pas reconnu qu'on ne pouvait empêcher les séances de ce Club?

LE PÈRE DUCIIESNE.

Les b..., ils nous traitaient comme des chiens, ils nous jetaient à la gueule une livre de pain d'un sou.

l'aristocrate.

Je ne vois pas qu'il y ait tant à crier contre les gens qui aident les

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