‹ La société des Jacobins; recueil de documentsChapitre 80 sur 243 · REPONSE DE M. LE PRESIDENT · texte numérisé non relu

REPONSE DE M. LE PRESIDENT

« Monsieur,

« Votre réputation vous avait précédé dans cette assemblée. Les applaudissements unanimes des Amis de la constitution vous témoignent le plaisir qu'ils ressentent de vous voir au milieu d'eux. Ils prévoient les heureux effets que doivent produire et vos lumières, et votre patriotisme, et votre énergie, dans le diocèse dont la direction vous est confiée. Yous avez entendu l'acclamation générale qui a précédé votre demande, et qui vous invite à prendre séance dans cette Société, comme un de ses membres dont elle devra toujours s'honorer. »

M. l'éveque de Strasbourg a été reçu membre de la Société.

M. le président ayant annoncé que le scrutin de l'assemblée électorale venait de porter M. l'éveque de Lydda au siège métropolitain de Paris ', la Société a voté des félicitations à M. l'éveque de Lydda, qui lui seraient à l'instant portées par une députation de huit membres, dont quatre choisis par MM. les évèques. Cette députation, ayant rempli sa mission, a fait connaître à la Société que M. l'éveque de Paris venait la remercier 2. A son arrivée, les témoignages redoublés

1. Jean-Baptiste-Joseph Gobel, cvêque de Lydda, député du clergé de Belfort à l'Assemblée constituante, fut en effet élu évêque de Paris le 13 mars 1791 par rassemblée électorale. Élu en même temps évèque de la Haute-Marne et du Haut-Rhin, il opta pour Paris. Voir Etienne Charavay, Assemblée électorale de Paris, p. 552.

2. La Gazette universelle rapporte ainsi cet incident : « Avant-hier soir, pondant la séance de la Société des amis de la constitution, un billet annonça au président que M. l'éveque de Lydda venait d'être élu à l'évêché de Paris. Aus-

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de la joie la plus vive et la plus sincère ont éclaté pendant longtemps. M. Tévéque de Paris, s'étant placé à côté de M. le président, a dit :

« Messieurs,

.( En daignant m'honorer de vos suffrages, en me donnant une marque de bienveillance aussi flatteuse, vous m'autorisez à croire que jamais vous n'avez douté de la pureté de mes sentiments, de la sincérité de mon patriotisme. Je viens vous confirmer cette assurance; je viens vous prier de permettre que, fixé maintenant parmi vous par mon devoir, comme je Tétais auparavant par mon inclination, je vienne quelquefois puiser dans votre Société les vrais principes de la constitution, de l'amour des lois, et ces dispositions sages et fermes propres à contribuer efficacement au maintien de Tordre public et à la félicité du peuple. »

RÉPOiSSE DE M. LE PRESIDENT

" Monsieur,

u Vous avez donné Texemple d'un zèle ardent pour accomplir la Révolution; vous en recevez la juste et honorable récompense. Nous voyons avec une vive satisfaction que cette Révolution fournit au peuple français les moyens de mettre le vrai mérite au grand jour, et de témoigner sa reconnaissance à ceux qui ont bien servi la patrie. Ce sont là vos titres, Monsieur; ce sont ceux qui décident le vœu unanime de la Société pour vous admettre, par acclamation, au nombre de ses membres. »

La Société a voté Timpression de ces détails, des discours dr MM. les évoques et des réponses de M. le président.

Imprimé par ordre de la Société.

Signé : Bialz.vt, président.

G. BoNNECARRÈRE, Lavie, Massieu, évôquc du départemeiil de TOise, Collot d'IIehbois, secrélaires.

sitôt M. (le Broglie fit la motion très applaudie d'envoyer une députation pour complimenter le nouvel évêque, et quatre évéques de la Société furent députés avec M. di- Broglie. Peu de temps après, la députation revint; elle annonça quelle avait vu le prélat et qu'elle avait laissé à la porte M. l'évêque de Paris, qui demandait à remercier lui-même la Société de lintérêt qu'elle avait témoigné pour lui. 11 fut introduit au milieu de l'asseuiblée, qui se leva pour le rcco-

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