‹ La société et les moeurs en BéarnChapitre 34 sur 126 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

LE PARNASSE BEARNAIS

Le roiPlk'bns et sajlùle. — Jean d'Albret. — Wnnpr'uncrie à Pau. — l^s Fors.-^ Marguerite poêle. — La's Contes delà reine de Navarre, Les beaux esprits à ta cour de Pau. — Du Barlas et Juger- Gaillard.

Les princes béarnais gardèrent toujours le goût de celte vie tranquille qui s'écoule doucement sous le beau ciel du Béarn.

Qiiand la guerre civile couvait en Navarre, toujours prête à éclater, François Phébus fliisait à Pau de la musique. Il aimait trop la flûte, c'est ce qui l'a tuél On avait, dit-on, empoisonné son instrument.

Jean d'Albret se consola de la perte de son royaume en composant des livres d'histoire et de généalogie; il se distrayait de ses travaux en dansant avec le jolies Béarnaises. Il fiiut dire que sa femme Catherine l'agaçait en lui répétant sans cesse : « Si tu avais été Cathe- « rine et moi Jean, nous n'aurions point perdu notre (' royaunie. »

l62 LA SOCIÉTÉ ET LES MŒURS EN BÉARN.

Henri II avait vaillamment combattu à côté de François P*"; il savait parfaitement manier l'épée, mais il devait avoir des dispositions particulières pour être juge. Dans un registre des archives de Pau \ on voit qu'il rendait la justice cinq ou six heures par jour. Un autre registre ^ fournit des détails sur l'impression des Fors de Béarn : Henri II avait fait venir d'Allemagne Poyvre et Vingles pour fonder une imprimerie à Pau, lorsque beaucoup de grandes villes d'Europe n'en possédaient pas encore; les Fors de Béarn furent tirés à 200 exemplaires et parurent en 1 5 5 1 ; la correction des épreuves en fut faite par MM. d'Abbadie, de Poey, de Bonefont et de Fréchou qui reçurent une indemnité de 48 écus. Bonefont reçut de plus 50 écus pour avoir mis les accents, tait la table et arrangé les articles ; la reliure flûte par Mathalin Chèze coûta 20 écus. J'ai en ma possession la quittance détaillée de Vingles et de Poyvre.

Puisqu'Henri II avait des imprimeurs, il est à regretter qu'il n'ait pas songé à faire imprimer les œuvres de sa femme. Il est certain, en effet, que la plupart des œuvres de Marguerite ont été égarées, et rien ne serait plus difficile que de les retrouver.

Cependant le génie de Marguerite était très apprécié de Henri. « C'est elle, dit Olhagaray, qui avoit esté l'œillet précieux dans le parterre de ceste maison et de qui l'odeur avoit attiré en Béarn, comme le thym

^ c. 682. — Voir aussi, au Château de Pau, les autres déiaiU relatifs à cette publication.

LK PAKNASSI-: BHARNAIS. 163

les mouches à miel, les meilleurs esprits de l'Europe. » D'après Rabelais, c'était un esprit abstrait, ravy et estasié qui fréquentoit les deux son origine. C'était surtout une femme aimable, malgré les prétentions à la théologie, et, si elle accueillait les apôtres du protestantisme, c'est qu'elle accordait des sympathies à tous les persécutés : elle acquit dans les lettres un renom qui dure encore.

Parmi les poètes du xvi^ siècle, les uns ont brillé par l'originalité et l'imagination, les autres par l'esprit et le style; Marguerite brilla par la sensibilité, par le goût, par une sincérité d'émotion qui se gagne. Elle met son cœur dans ses vers; on sent qu'elle ne cherche pas à y mettre autre chose. Son recueil de poésies imprimé à Lyon, en 1547, a pour titre : Les Marguerites de la Marguerite de Princesse, très illustre royne de Navarre. Ce volume contient : Le miroir de Vâme pécheresse. — Discord de Vesprit et de la chair. — Oraison de l'âme fidèle. — Oraison à Jésus-Christ . — Comédie : la Nativité de Jésus-Christ. — Comédie : l'Adoration des trois rois. — Comédie des Innocents. — Comédie du désert. — Le triomphe de VAi^neau. — Complainte pour un prisonnier. — Chansons spirituelles.

La première chanson a pour titre : Pensées de la royne de Navarre estant dans sa litière durant la maladie du rov (François I").

Si la douleur de mon esprit Je pouvais montrer par parole Ou la di^clarcr par escrit Oncques ne feut sv triste rolle;

Car le mal qui plus fort m'affole Je le cache et couvre plus fort, Pourquoi n'ay rien qui me console, Fors l'espoir de la douce mort.

Rien de plus ardent que sa prière pour que Dieu rende la santé au Roi; rien de plus vivement senti que l'éloge qu'elle fait du roi chevalier :

Je regarde de tous costez Pour voir s'il arrive personne.

Prier sans cesser, n'en doutez.

Dieu que santé à mon Roy donne.

O qu'il sera le bien venu Celu}'^ qui frappant à ma porte Dira, le Roi est revenu En sa santé très bonne et forte.

Alors sa sœur plus mal que morte Courra baiser le messager Qui telles nouvelles apporte Que son frère est hors de danger.

Après la mort de ce frère adoré, que de tendres plnintes s'échappent de son cœur :

Làs, tant maliieureuse je suis Que mon malheur dire ne puys Sinon qu'il est sans espérance.

Tant de larmes jettent mes yeux Qu'ils ne voyent terre ni cieux Telle est de leur pleur l'abondance.

11 ne m'en faut donc plus parler Mais penser de bientost aller Où Dieu l'a mis par sa clémence.

Li: PARNASSK BÉARNAIS. l6)

Ses Chansons spiriluellcs sont pleines de mysticisme et de tristesse. Par exemple, ce refrain :

Je n'ay plus ny père, ny mère

Ny sœur uy frère Sinon Dieu seul auquel j'espère Lui sus le ciel et terre impère,

La hault, la bas

Tout par compas ;

Compère^ commère,

Voicv vie prospère, etc.

En premières noces, Marguerite avait épousé le duc d'Alençon qui n'avait pour plaire aucune autre qualité que celle de premier prince du sang.

Henri II de Navarre était beaucoup plus jeune qu'elle. C'était un bien vaillant prince. Marguerite parle de lui dans sa prose, mais non dans ses vers.

UHepfafiictvH prouve que la reine de Navarre savait conter à merveille; il prouve aussi que sa so:iété devait être aussi gaie dans les beaux jours de sa vie qu'elle devint triste après la mort de François P'.

On s'étonne aujourd'hui du langage que tenait jadis une reine pieuse et de la meilleure comp;ignie. Ce langage etrarouclie les oreilles les moins délicates; il est difficile d'y faire des emprunts. Cependant, si la forme en est trop libre, la morale n'en est point tout à fait absente.

Dans un de ses contes, Marguerite fait l'histoire de l'amour d'un jeune gentilhomme et d'une jeune fille qui, ne pouvant être unis, se donnèrent à Dieu. Il y a

l66 LA SOCIÉTÉ ET LES MŒURS EN BÉaRN.

là de curieuses pensées sur la conversion de l'amour humain en amour divin :

<( Encore ay-je une opinion, dist Parlamente, que jamais homme n'aymera parfaictement Dieu qu'il n'ayt parfaictement aymé quelque créature en ce monde.

« — Q.\ippelez-vous parfaictement aymer ? dit Suffredent...

« — J'appelle parfaictement aymer, leur répondit Parlamente, ceulx qui cherchent, en ce qu'ils ayment quelque perfection, soit baulté, bonté ou bonne grâce toujours tendant à la vertu et qui ont le cœur si hault et si honneste qu'ils ne veulent pour mourir mettre leur foi aux choses belles que l'honneur et la conscience reprouvent ; car l'âme;, qui n'est créée que pour retourner à son souverain bien, ne faict tant qu'elle est dedans ce corps, que désirer d'y parvenir...

« — Ne voyez-vous pas, dist Longarine, que la terre non cultivée portant beaucoup d'herbes et d'arbres, combien qu'ils soient inutiles, est désirée par l'espérance qu'elle apportera bon fruit quand il sera semé? Ainsi le cœur de l'homme qui n'a nul sentiment d'amour aux choses visibles, ne viendra jamais à l'amour de Dieu par la semence de ses paroles, car la terre de son cœur est stérile, froide et damnée. '

« — Voilà pourquoi, dit Suffredent, la plupart des docteurs ne sont spirituels, car ils n'aymeront jamais que le bon vin et chamberières laides et ordes, sans expérimenter que c'est d'aymer dames honnestes. »

Marguerite savait bien choisir ses secrétaires; l'un excellait à fiûre des contes, Bonaventure Desperiers;

LE PARNASSK BEARNAIS. 1 67

Tautre était le plus charmant poète de son temps, Clément Marot.

Pau fut alors appelé \q Parnasse béarnais. Dans aucune cour du monde on n'eût rencontré au xvi*-" siècle pareil essaim d'hommes célèbres et de beaux esprits.

Quelques noms seulement, pris au hasard : Voici Nicolas Bourbon, poète que Marguerite a choisi pour précepteur de sa fille; Goevrot, l'auteur du Sommaire de toute médecine; Launay, l'auteur des Histoires des amans for lune:{\ Jacques de la Haye, qui jouait sur son nom :

Tu n'as garde qu'on cueille

En ceste Haye autre chose que feuille.

Et puis le vicomte de Lavedan, d'Izernay , Lefèvre d'Etaples, Gérard, Roussel et autres. Et, parmi les dames d'honneur, combien de femmes charmantes qui faisaient des vers sur leur maîtresse et qui méritaient qu'on en fit sur elles.

Voici M"" de Saint-Pather distribuant des aumônes:

Moy, Saint-Pather, niettray en ce lieu cv Mon triste adieu venant d'un cœur transv De voir à deux ce qui doit èire ;\ un.

Voici M"' de la Bénestaie :

J'ai délaissé père et frère malade, Mais quand il faut commencer la ballade Te dire adieu \ toi, notre princesse, Tous les ennuis dessus ditz ou prins cesse.

l6S LA SOCIÉTÉ ET LES MŒURS EN BÉARN.

Voici M"^ d'Orsonvillers, chantée par Marot :

Si Dieu qui vous composa

N'y posa Beauté en tout composée Eiî esprit récompensée

Bien vous a.

Et M'"^ d'Avangour :

Madame d'Avangour qui ne faist qu'écouter,

disait Marguerite, qui lui reprochait sans doute d'écouter aux portes. Marot l'a mieux traitée :

Nature, ouvrière sacrée

QjLii tous crée En vostre brun a bouté Je ne scay quoy de beauté

QjLii agrée.

Parmi les dames d'honneur, il y en a plusieurs comme Blanche de Tournon, et la mère de Brantôme qu'on a cru reconnaître parmi les Divisantes ds V Hept amer on.

Après Marot, venaient Hugues Sales, traducteur ^'Homère, Antoine du Moulin, Antoine Lemaçon, Jean Sylvius de la Haye, Brodeau, etc.

Bonaventure des Périers eut bien son Cymhalum brûlé par la main du bourreau ; mais il charmait l'esprit de Marguerite comme musicien, conteur et poète. Voici de ses vers :

Lli PAKNASSK BÉARNAIS. 169

l'ieur divine

Muse digne, Favorisez par pitié

A la veine

Faible et vaine Qui va qucrant amitié.

Votre face

De sa grâce Ne peut rien autrement

De stérile

Prou fertile Par un regard seulement.

Si mon style Inutile Sent un coup votre faveur, Je ne doute Qu'il ne goûte D'amitié quelque saveur.

De Saiiit-Gelais avait grand succès pour ses jolis vers, quoique Pasquier prétende qu'il a produit plus de jolies petites fleurs que de fruits de graude durée.

On ne saurait où s'arrêter si on voulait énumérer toutes les personnes d'esprit avec lesquelles Marguerite fut en rapport. Valentine d'Arsenois fit son èpitaplie fameuse et trois Anglaises, nièces de Jeanne Seymour, fe\nme de Henri VIII, composèrent sur elle 104 distiques latins. Enlin, le prince des poètes du temps, llonsard, a chanté :

La royne Marguerite, La plus belle fleur d'élite Qii'oncques 1.» terre enfant,».

La reine Jeanne était à trop bonne école pour ne pas être initiée de bonne lieure à la poésie. Marot lui tint la main pour lui fliire écrire :

Voyant que la roine, ma mère, Trouve à présent la rime amère Madame m'a pris fantaisie Sa fille suis. — Arrière prose Puisque rimer maintenant j'ose.

Jeanne d*Albret a beaucoup fait de poésies ; il en est très peu resté. Tout le monde connaît son quatrain sur l'imprimerie de Robert Estienne, mais tout le monde ignore une déploration en vers qu'elle avait composée et qui a été perdue.

Un jour que Marguerite s'éloignait de sa fille, toutes les dames d'honneur, Françoise de Clermont , M"^ d'Artiguelouve, Claire de Gramont, Catherine d'Aster, Françoise de Rohan firent à Jeanne de poétiques adieux. Chacune composa un couplet. Catherine d'Aster disait :

Je te requiers que me veuille permettre Que mon adieu ici je puisse mettre A Dieu, je dis : celle dont la présence J'ai désiré depuis la mienne enfance,

- Et maintenant que j'ai reçu ce bien Reperds de veue et ne scay pour combien, Car un mary ou toy ou moy prendra, Dont esloigner la veue me faudra

- Mais j'ay espoir que ceulx qui nous prendront. En liberté plus grande nous rendront

De nous revoir ; et quoy qu'il advienne,

LK PARNASSH BEARNAIS. I7I

Car quelque port que tu ailles, ira, Et vive ou morte ci jamais t'aimera Ta Catherine estant d'Aster nommée Qui de regret est quasi assommée.

Antoine de Bourbon faisait des chansonnettes. L'on n'a pas oublié que Molière mettait au-dessus des poèmes précieux de son temps, le fameux :

. Si le roi m'avait donné Paris sa grand'ville Et qu'il me fallut quitter L'amour de ma mie je dirais au roi Henri Reprenez votre Paris J'aime mieux ma mie,

O gué.

J'aime mieux ma mie.

Les deux entants de Jeanne d'Albret, Catherine de Navarre et Henri IV, cultivèrent aussi la poésie. Qui ne connaît les jolies lettres et les vers charmants adressés par le vert galant à Corisande et à Gabrielle?

Je n'aurai garde non plus de recueillir toutes les poésies attribuées à la reine Margot dans les pamphlets du temps. On disait notamment qu'elle avait choisi un beau chaudronnier pour en faire son secrétaire et quelque chose de plus. C'est pour lui qu'elle aurait composé une chanson qui fut beaucoup chantée :

A ces bois, ces prés et ces antres Offrons les yeux, les pleurs, les sons, La plume, les vœux, les chansons D'un poète, d'un amant, d'un chantre.

Tallemant des Réaux dit de Marguerite : « Hors la folie d'amour, elle était fort raisonnable. »

Elle avait beaucoup d'esprit. Guessart a réimprimé, en 1842, ses Mémoires et ses lettres. La société de l'histoire de France a mis aussi dans sa collection une œuvre attribuée à la reine Margot, œuvre que l'on croyait inédite et que Charles Sorel avait déjà publiée en 1644, sous ce titre : « La Ruelle mal assortie, ou entretiens amoureux d'une dame éloquente avec un chevalier gascon, plus beau de corps que d'esprit et qui a autant d'ignorance comme elle de savoir; dialogue vulgairement appelé La Ruelle de la R. M...» Le texte donné par Sorel est infiniment meilleur. Le langage du cavalier est mi-gascon, mi-français.

Margot spirituelle et galante aimait les poètes et ne détestait pas les savants. Elle avait pour lecteur Pi tard quia écrit sur Li morale. Un joar, cet érudit disait au poète Théophile : « C'est dommage qu'avec tant d'esprit vous sachiez si peu de choses. » — « C'est dommage, répartit Théophile, que, sachant tant de choses vous ayez si peu d'esprit. »

Parmi les poètes favoris de la cour de Pau, il ne faut pas oublier G. Salluste du Bartas et Auger Gaillard, l'un bon gentilhomme, l'autre simple charron. Mais la poésie avait rapproché les distances, et Auger prétend que du Bartas n'aurait pas dédaigné de l'avoir pour gendre. Tous deux chantaient le jeune et vaillant Henri et tous deux étaient particulièrement sensibles aux gratifications.

Du Bartas était vraiment poète. Il recherchait les

LE PARNASSE BEARNAIS. I73

grands effets de style. S'il choque notre goût par l'étrangeté de certains mots et de certaines tournures de phrases, il a de belles images, de l'inspiration, de réelles beautés. Qui ne connaît ces quatre vers :

La gentille alouette avec son tire-lire, Tire- lire a lire, et tire tirant lire Vers la voûte du ciel, pris son vol vers ce lieu Vire et désire dire, adieu Dieu, adieu Dieu.

Auger Gaillard a eu l'honneur d'être réédité de nos jours par M. de Clausade. Je possède une de ses œuvres poétiques restée inconnue à tous les bibliographes et c'est là que je puiserai tout à l'heure.

Gaillar l était pauvre. Dans son testament inédit ' il déclare n'avoir ni or, ni argent; mais il ne doit rien et on ne lui doit rien. Il n'était pas honteux de sa misère ; il ne manquait pas de l'étaler, au contraire, en demandant de l'argent au roi, à la princesse Catherine, aux Etats de Béarn, tantôt sous prétexte d'un mariage fictif, tantôt pour des accoitslrcnicrils^ ou mcmcpour l'impression de ses poésies.

Son esprit lui procurait la bienveillance des grands, mais les petits ne lui pardonnaient ni sa pauvreté, ni son humble origine. Une hôtesse, nua hostcsso lui faisait payer son écot trop cher, elle le plaçait au bout du h-Anc al fourit dcl banc \ clic lui parlait i\c sa grosso par aulo, et si l'on servait à table quelque volaille ou quelque chose de bon, il n'y en avait pas un morceau pour

• Archives de Pau, K. 201;.

lui, et si de nobles gens, par compassion, voulaient lui en faire part, l'hôtesse enrageait.

Le poète raconte tout cela en chansons, avec une verve comique : son assiette n'était jamais propre ; son verre était le plus petit; on mettait de côté le mauvais vin pour le lui servir, souvent on y substituait du cidre; mais si on lui donnait du vrai vin, on y ajoutait de la lie; on lui faisait passer du chat pour du lièvre et n'importe quel oiseau pour de la perdrix; l'hôtesse se mettait aussi à table, mais elle était toujours pressée dédire les grâces afin qu'on cessât de boire et de manger.

Gaillard a, dans l'originalité de l'expression patoise, quelque chose qui relève la trivialité des détails. Le trait final est piquant et inattendu.il est seulement difficile à traduire, le sel béarnais ressemblant au sel gaulois plus qu'au sel attique.

Page 1