AVANT-PROPOS. VII
Historieltes de ïallemant des Réaux, puis le cadre s'est agrandi, il faut suivre ses exigences, et, pour le remplir, de nouveaux volumes deviennent nécessaires : la comédie de salon au siècle derniei^ la société française pendant Vémigration^ sous le Directoire^ sous Napoléon /*=% etc.. Est-ce que, d'aventure, le meilleur moyen de démêler un personnage ne consisle pas à le laisser parler lui-même, et n'estce pas aussi un travers de se substituer à lui, de l'étouffer sous un tel amas de commentaires que le lecteur le perd entièrement de vue pour n'admirer plus que son historien? Est-ce qu'à l'abus de la citation on ne pourrait pas opposer Tabus de la non-citation, et ceux qui s'imaginent ne jamais citer ne sont-ils pas les dupes de leur orgueil ou de leur défaut de mémoire? Aux grands vaisseaux les grandes mers! Il n'appartient qu'à un petit nombre de satisfaire aux lois de l'idéal littéraire, de citer ou d'imiter avec génie, en donnant, comme Montaigne, comme Molière, comme Chateaubriand, la sensation de la pensée originale fondue avec la pensée de ceux qui les ont précédés. Socrate se comparait à une coupe où affluaient les eaux