Les Débats, prairial an IX. (''crivaient sur lui
« Si M. de La liarpe se ftU mieux connu lui-môme, on ne l'eût pas vu, endurci aux affronts, traîner sa muse trafique d'ignominie en Ignominie, suer, se tourmenter, se consumer de veilles pour avoir le plaisir de se faire siffler. C'est cette ignorance de lui-môme qui est la source de tant d'humiliations. Né pour ôtre bon littérateur, il a voulu ôlre orateur et \>€tèle. On lui a prouve» qu'il n'était ni l'un ni l'autre. Inde irr.
Lebrun également s'est vengé dans une épître sur la bonne et la mauraùe phtinanterie.
De La Harpe, a-l-ori dit, limporlinenl visage Appollo lo soufflet. Co mot n'est qu'un outrage. Je veux qu'un Irait phis doux, léger, inattendu. Frappe l'orgueil d'un fat, plnisainmenl confondu. Dites : ce froid riuieur se caresse lui-m^nie ; Au défaut du public, il est juste qu'il s'aime. 11 BOïît signé grand homme, et se dit immortel .Au Mercure .'... Ces mots n'ont rien qui soit cruel. Jadis, il me louait dans sa pruBe enfantine ; -Mais dix fois repoussé du trAne de Racine, Il boude; et son dépit, m'a, dit-on, harcelé. Lingrat 1 Jetais le seul qui ne l'eût pas sifflé I
Vollainî a dit, enfin, un mot terrible sur lui : « Ce»t un four qui toujours chauffe et on rien ne cuit. »
avait ménagé personne, pas même ses amis. On remarquait qu'il s'était plu à mettre en relief les plus minces défauts de ses adversaires, dépréciant leurs œuvres, exagérant la valeur des siennes, les célébrant sur tous les tons, n'oubliant rien, ni les difformités physiques, ni les défaillances morales de ceux qui avaient eu le malheur de lui déplaire. U les passait par les verges avec un plaisir de méchante
Fontanes fut le seul qui, jusqu'au bout, eut le courage de son affection pour le moribond. Avec Fonlanes, un grand nombre de femmes lui restèrent dévouées et se montrèrent ferventes à le louer. Elles accouraient à ses conférences, emplissaient la salle, applaudissaient à ses leçons. Il leur lisait des fragments de son nouveau poème, conçu en leur honneur, de sa traduction de la Jérusalem délivrée-^ de celle de Pharsale de Lucain, — le tableau des proscriptions sous le consulat de Marins et celui de Sylla. Quanta M"' de Genlis, tout en reconnaissant le mérite de ces leçons de littérature, ainsi que Chénier, du reste, elle blâmait sa partialité à l'égard