‹ La société française pendant le consulat (volume 4)Chapitre 15 sur 119 · Brifaut, Œuvre» (t. I, p. 22*) lui rend la pareille · texte numérisé non relu

Brifaut, Œuvre» (t. I, p. 22*) lui rend la pareille

« (roui-niand avec délices, dit-il, plus attentif à saisir au passage les boni mets qu'à laisser tomber les bons mots, il n'ouvrait la bouche que pour satisfaire le plus robuste des appétits, et il l'ouvrait sans cesse. Manger et digc-rer étaient, pour lui, deux occupations sacrées. Il ne fallait pas le troubler dans ces grands devoirs, ou bien alors, il sortait de son silence par des sarcasmes et des traits terribles, — et après avoir vécu dans les coulisses, il mourut au confessionnal. >•

2. La Harpe avait épuré par une paraphrase la Jcrusalem délicrée, ce q.ui lui valut cette malice d'Andrieux :

Rassurez-vous, mon Armido est do Kl*'<^L't Disait La Harp«^ à son cher din'ctour ; Ciorindc est plali*, Horminic osl sans grrâcc, Mes Vi'fB dévots ont quelque pesanteur.

Un saint ennui des plaisirs prend la plare, ùir cr n'est point par un orgfucil d'auteur. C'est, en chrétien que je traduis le Ta.sse, Pour mes péchés et pour ceux du lecteur.

de Racine, de Créhillon et de Belloy, l'accusant d'être injuste à leur égard. Et puis, ajoutait-elle, « il excuse une quantité de fautes, parce qu'elles se trouvent dans ses propres ouvrages ». Et la liste en est longue, depuis le jour où il avait publié ses Héroïdes, en 1759, suivies de ses éloges sur les grands hommes, de drames, de tragédies, parmi lesquels on citera toujours Warwick en 1764, Mélanie en 1770, Philoctète en 1781.

Morellet ne fut point aussi généreux que Fontanes. Dans ses Mémoires^ parlant des académiciens, ses collègues*, avec lesquels il avait la douce satisfaction de causer, on sent l'adversaire qui ne peut oublier les manifestations exaltées de La Harpe, le jacobin, et qui doute encore de la conversion sincère du nouveau croyant. Il enregistre, jour par

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