‹ La société française pendant le consulat (volume 4)Chapitre 2 sur 119 · PERRIN ET C»% LIBRAIRES-ÉDITEURS · texte numérisé non relu

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35, QUAI DBS GRANDS-AUGUSTinSf 35

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PRÉFACE

Les littérateurs et les comédiens forment un monde spécial qui excita, de tout temps, la curiosité du public; et leur \ie découverte, leurs œuvres analysées furent toujours le régal des lecteurs.

Tel est le fond de cette quatrième série sur la société du Consulat, d'autant plus intéressante que la diversité y est grande, que, dans les écrivains du siècle finissant se trouve le reflet des doctrines des encyclopédistes, et, chez les plus jeunes, Teffort, en sens contraire, pour conquérir la popularité que perdent leurs aînés. C'est La Harpe, c'est Ducis qui meurent ; c'est Morellet, Suard, Ginguené, Garât, qui vont disparaître, laissant la place à Fontanes et à Chateaubriand, qui les éclipsera tous, en peu d'années. Pas une autre époque, si ce n'est celle de la Restauration, n'est plus suggestive.

Des comédiens, n'en est-il pas de même? En

PREFACE

lUt-on admirer, à la fois, le talent :ore empreints des traditioDâ de *réville, de La Rive, comme Mole

l'action de nouveaux venus qui

d'une façon éclatante, comme m; le premier, acteur de génie, le ]ue éminent? Parmi les femmes, tumesnil n'existent plus, le théâtre e Contât et Mars cadette. M"* Rauïeorges. son élève; enfin M"* Duî-ci ne procédant que d'elle-même, ians le rôle de Phèdre, qu'il fallut

des passions politiques, pour sourre contre elle.

mvement des idées, cette éclosion divers, que j'ai tâché de peindre

attrayants. Hommes de lettres et ques ou dramatiques, poètes et omédieos et actrices, sont longuedans les pages ci-incluses. Et cette londe poli présente certainement, Ire, plus d'anecdotes émouvantes, iques pour ainsi dire, que la société '. l'aristocratie, ou des parvenus, assemblée du Consulat, il n'y eut nds seigneurs authentiques, autant èbres, autant d'hommes d'esprit, lion de Louise Contât. Elle-même

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était une grande dame aussi ; et elle n'était pas la seule au théâtre, au temps où brillait M"* Mars. Tel est ce volume.

Septembre 1905.

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