CHAPITRE II
SoMUAiBE. — Les hommes de lettres que Joséphine recevait en son salon : Piis, Barré, Radet, Desfontaines, Désaugiers. — Les stances du chansonnier : Jean qui pleure et Jean qui rit. — Lemercîer; son caractère, son esprit de contradiction; sa personne. — Marie-Joseph de Ghénier: sa vanité. — Legouvé, àme tendre et mélancolique ; son drame Epicharis et Néron. — Baour- Lormian. — Bernardin de Saint-Pierre ; son caractère maussade. — Volne j ; ses études sur l'Amérique ; ses considérations sur les Ruines des empires. — Arnault; ses tragédies; les Vénitiens; ses reparties spirituelles. — Bouiliy et Hoffmann. — HofTmann très recherché dans les salons; ses fables. — Picard et Alexandre Duval, Andrieux et Colin d'Harleville. — Lebrun-Pindare ; ses œuvres, odes et épigramraes.
En ce temps-là toutefois*, il existait un lieu où l'on causait de littérature, où Ton disait des vers, où les hommes de lettres trouvaient un accueil bienfaisant. Pendant l'absence du général, guerroyant tm Egypte, Joséphine, en son petit hôtel de la rue Chantereine, acheté de Julie Talma, recevait ses amies, les grandes dames dont elle avait partagé la captivité, sous la Terreur, et quelques écrivains, poètes et auteurs dramatiques, connus de Bonaparte. Cette coquette demeure possédait une grande pièce à quatre fenêtres, ornée de peintures de Fragonard et, aux frises et aux soubassements, des reliefs de sculpture représentant des Inttesdc gla-