TALMA
fi 2. SoiuMAMtK. — Talma est élevé par les Jésuites; sa renommée date de la création du pei'sonnage de Charles IX, dans la pièce de ce nom, par Chénier; il se sépare, à cause de ses opinions girondines, des acteurs royalistes du Théâtrc- P'rançais. — Devenu célèbre, il épouse Julie Carreau, et va habiter avec elle dans le petit hôtel de la rue Chautereine. — Les soupers chez sa femme. — 11 s'éloigne d'elle et divorce pour épouser M"* Vanhove. — Portrait de Talma; ses défauts, ses qualités. — Acharnement de Geoffroy à le critiquer. — Maison de campagne de Talma à Brunoy. — A cause de cette acquisition, il tombe dans une gêne atroce. — Ses soucis d'argent; sa femme craint qu'il ne devienne fou. — 11 est tiré de ses premiers embarras par la protection de M*"^ Uémusat.
SAINT-PHAL, SAIXT-PniX, MONVEL, LAFON
g 3. SoiiMAiRE. — Saint-Phal, laborieux et consciencieux; dans Phèdre, représentait Hippolyte. — Saint-Prix, indolent et peu sensible. — Sa diction très suivie; savait, en ses rôles, séparer le vers sentencieux. — Monvel, î\gé au début du Consulat : une affaire de mœurs l'éloigné de Paris; il se réfugie en Suède: y devient lecteur du roi ; plus apprécié que La Rive ; il revient à Paris, après cinq ans d'absence; rentre au Théâtre-Français, y obtient de grands succès; Tàme supplée, en lui, à toute démonstration extérieure; son grand triomphe dans le rôle de VAbhé de VEpée, — Lafon, destiné à être prêtre, pui»» médecin, résiste à sa famille ; sa pas-
sion pour le théâtre ; s'engage dans une troupe ambulante ; est recommandé à Barras, qui l'adresse à Dugazon ; il est Télève de cet acteur; entre au Théâtre-Français, grâce à l'appui de Lucien Bonaparte ; se partage avec Talraa les grands rôles tragiques.