‹ La société future (volume 2)Chapitre 29 sur 57 · TOU · texte numérisé non relu

TOU

serie de rapports entre individus et modes de re

pements : ce seron varictes d'aptitudes, ces ditiérences d'asir, qui régiront k rapports SOCIAUX.

Une fois la prise de possession accomplie, une fois l'entente établie, il N'y 4 Pas HÉCCSSITÉ il ne peut ; avoir que danger, nous Île démontrerons — de les

faire sanctionner par une autorité quelconque.

On ne saurait prévoir toutes les onséquences de la

lutte qui s'engage, ni les circonstance qui pourront

| sen déaucr.

NOUS avons démontre, au commencement de ce

avall, que l'évolution précédait la révolution, mais

tte évolution ne peui etre que superficielle. tant qu'elle reste dans les cerveaux et ne se fait pas dans les rapnorts sociaux. D'autre Part, nous avons démontré dans la Societe mourante, que lorganisaion sociale, nous menait cile-méme à Ja revolution, arrive souvent que les événements politiques, les crises « nomiques vont plu Vite que l'évolution des idées, ct lt precedent partois dans Îe domaine des laits, l'out cela Jaisse une part d'aléa, que la clair-

Yoyance humaine ne peut prévoir et iuC seront seuls

aptes à surmonter ceux qui seront appelés à se mesurer avec eux.

On ne peut donc à l'avance se représenter le fonctionnement de la so été fuiure d'une façon aussi precise que lon règle les rouages «1 UNE de ces boites à musique qui jouent aussitot que le mécanisme est remonté er dont il suftit de poser le cliquet au cran désigné pour en obtenir l'air désire.

l'out ce que nous | ourrions imaginer au point de vue théorique de 1 organisation, ne SETA | imais qu'un rèéve plus ou moins approchant de la réalité, mais qui manquera touJOuTs de base lorsqu'il s'agira de la mise en pratique ; car l'homme compte avec SCS désirs, ses 1endances, SES aptitudes et mème avec ses défauts, mais il n'est pas EMMISCTENT, UN seul individu ne péut ressentir tous les mobiles qui font Moux oir l'humanite.

Nous ne pouvons donc-avoir la prétention ridicule de croire que l’on puisse tracer un cadre de la société fuiure; mais nous devons nous garder aussi de cet autre défaut commun a beaucoup de révolutionnaires, qui disent : « ()ccupons-nous d'abord de détruire Ja socicté actuelle, et nous VErrons ensuite Ce que nous aurons à faire ». Entre ces deux façons d'envisasef les choses, 11 y a place, selon nous, pour une meilleure. Si nous ne pouvons Pis dire surement « ce qui sera », nous devons connaitre «Le qui ne doit pas être » : ce que nous devrons empêcher, si nous ne voulons pas retomber sous le joug du capital et de l'autorité.

Nous ne savons quel sera le mode d'organisation des groupes producteurs et consommateurs, eux seuls

devant être les JUHes de ce qui leur conviendra, €l

A SOCILTÉ FUTUR! 211

une façon unique de procéder ne pouvant convenir à tous; mais nous pouvons très bien dire comment nous, personnellement ferions, si nous étions dans une socICté où tous les individus auraient la faculté de se mouvoir librement.

Nous pourrons aussi chercher comment une socicté

pourrait évoluer sans Poux oir « Protecteur », SANS CCS

fameuses « commissions de st tistique » appelées à remplacer Îles gouvernements déchus dont voudrait nous gratitier le collectivisme ; comment et pourquoi on pourrait supprimer l'emploi de la monnaie que les économistes prétendent indispensable à la vie de toute socIété, et pourquoi il serait nuisible de la remplacer par les « bons de travail », autre invention collectiviste qui, sous des noms ditférents, ressuscitent tous les rouages de la société actuelle, qu'ils veulent, disent-ils, détruire.

Il est nécessaire de se faire une idée sur tout cela, car 1] n'est pas dans la nature des individus de s'engager sans savoir où ils vont. Puis, comme nous l'avons déjà dit, c'est le but à atteindre qui doit nous dicter notre conduite dans la vie et dans notre façon d'agir dans la propagation de nos idées.

Hnsuite, c'est en apportant chacun sa conception, chacun sa part d'idéal que doit se former l'idéal collectif. C'est de l'ensemble confus des opinions individuelles que se dégagera la synthèse générale qui, en plus des aspirations personnelles, se fera jour lors-

que sera venue l'heure de les appliquer.

o De SA

\ VALEL (jun sait que me urs | économistes ont la pré: tention di ippuyer sur Hi tente pour ctay el luurs théories bourgeot utuer l'exploi ion du travail des masses par lai mino [ls s'évertuent d'une :160n, on ne peut plus tou hante, à démontrer aux il \ile | nt explont miscrables, crevant de

leurs que, SI une façon tout à fait

au moins, il

faim, ils le sont ientitiqu et n'ont, par cONnsEqUeEnt, rien à ré clamer Vous Étes VOIES » SEX lament-1ls, « exploits, dépouillés de Loutes es JOUtSSAM de la vie, mais, whez-le, au no de la ence gui vous refuse ces jou! nces, VOU 1e uri rlat vous il lier devant dect \o ubi di lois InCjuctabl nl uvl inyapa SU HG Pout ju nous pou IS | uf Jus CL 1u'1 1bl est de JUS CI) 1C | \ecan ne tin d ous Prouver qu'il noossible d us

ciale actuelle, 1ls déclarent ces faits des « lois naturelles, » © est-à dire des faits du oulant de lois physiques naturelles, ou re ultant de Ja nature méme de l'homme

Ces faits qu ils prennent ne sont que des etfets de l'organisation So jale vicieuse que nou subissons ; eux, en font des Causes, ils n'ont pas de peine à

démontrer que, SUPPTIMES, ils ne tarderaient pas à se

reproduire puisqu | “éritables causes, il: les mettent hors di: ‘Ussion lt, une fois cette incluctabilité admise, sinon prouvée ParÆux, les voilà partis à faire pivoter tout leur système autour de ce lois naturelle : désinvoliement décreteer, le par leur

propre iutorité Si l'on ne discute pas les faits sur lesquels ils basent

leurs raisonnements, i l'on accepte leurs prémissés, leurs conclu ion emblent absolumeni logiques; mais, si l'on disseque leurs pseudo- « lois naturelles », on a vite fait de Ipercevoir que le point de départ

de leur raisonnement Est faux, que ce qu ils veulent

faire prendre pour des lois inclu tables ne sont

nou:

que onséquen l'un état social vicieux, mal

équilibr ba ur Ja violation des véritable lois

naturelles » Alors, tout leur € hafaudage de men- | * .

son£e roule, ne laissant debout que leur 1$4n0-

rance, leur vanité et leur mauvaise foi. Vous allons voi! qu'il n'en est pas autrement pour la « valeur dont ils ont fait le pivot de leurs rela-

tions, de leur commerce, de leurs échanges.

Créer de la valeur », disent-ils, « est le premier

nomènce naturel que nous ren ontrons au seuil de

l'économie politique 1,» Mais, demandez-leu:

Le que c'est que la valeur! KE

t ce une bête qui va par terre Où par eau ? — « Créer de la valeur, fabriquer des objets, »

» di ‘cn! il , C'est

objets « hangeables contre d'autres

Vous leur fait observer que cela vou explique

bien, comment on fabrique » de Ja valcur, mais ne

vous donne aucune notion de Ja valeur, elle méme,

Is reprennent, alors, « que, ce objets « & hangea

bles », tam, en même tem! consommables, ils

“prennent » de la valeur. selon leur abondance ou

rareté. Plus ils sont rares, Plus ils ont de la valeur ; plus ils sont ab ndants, moins ils valent

— Oui! mais. qu'est-ce,

\ttendez, attendez! Ces objets, leur manutention, leur fabrication exigent un certain temps, n'est

€ pas, pour les rendre préts à Être con: ommables par l'acheteur 2 Kh bien, ce

temps necessité à [eur production, c'est en

ore de la valeur qu'ils s Incorporent !

Ajoutez l'intérêt de la Valeur d'achat, les tncourus par le capitaliste qui en « fuit l'avance, ses Voyages, ses transbordem ns, EL VOUS aurez la valeur définitive, formée de toutes ces valeur

ri: JuUCs

dépen CCS Pour amener l'objet, en état d'être sommé,

changé ou con.

Cela ne vous : Pas expliqué du tout. Pourquoi un

objet se ansiormce en valeur, |

'ourquoi du iravail est de Ju valeur,

Mais devant une ac umMualation de lnt de « valeurs, » x US tes for

inition tel}

és d ICECpter la dé- Ie quelle, et vous POursuiIvez votre

C1I1quête,

l, Les Lois naturelles le l'Economi PoutLiIqUe, par G, de

rimitifs de l'hum nité, on dut Sc

DréOcCU fort peu d théorie de Ja valeul Les débuts du commet urent être plus m “destes. Un indiviou ir besoin d'un obiet, il devari l'emprunter au camarade qui u | disposèr, quitté à jui rendre un autre SEFVILE } us. tard ins S OUCUPET s'il

lus où moins. Ce ne qaul etre

vait ou‘donn

que plus tard, l'esprit à appropriation s'étant fait jour, peut-être aussi parce que le possesseur Éproupassion pou l'objet déer que contre un autre

gant lui-meme u

ne consenti

obiet, cveillan plus forte à pos en VIT u échanger objet . . + » | ù: . ”

contre objet, €t quelque chose en retour de

cé que En fin de compte, on vint à CProuver le besoin de fixer aux On] ts LUI valeur ctcrimince, afin de

lu facilier les échanges.

réculariser | éulon de Ja

Certains objets HU nt design omimne varitication d hose hangueubles. © Est ain i que la ant de

compagnie de la baie d'Hudson, à mande peux «de

unit A auil eo ,

au'il faut

pour une |! Lu de castoi ans certaines 1 sions de L'Afrique, UE lave vaut ant de meir de cotonnade, tuntde ol de perles ailleurs, c'est Ja va he. la dent d'éléphant,

ou decau!

en d'autres, M la femme qui servent de va- )NOMISU ifhrment que ce fui

1 rand ro quan ou eut iFouve UNE mesure de | eu Puisqu on NET ouva pas MI ux, évidemment ba fur An progrès sur ce ii xistuit au

(ecttonn,

{ l'outil devait Eire pes]

ce fut un Joli moyen d exploitation que l'on avait trouvé la. .

\ussi ne tarda-t-il Pas à devenir insuftisant. Dé. pecce, une vache conserve bien encore une certaine valeur marchande, mais elle ne TESLE Pas, SOUS cette forme, indéfiniment échangeable : et une femme, un esclave, quelle que soit Jeur valeur sur pied, bien vi vants, ls n en ont plus si on s'amuse à les fragmenter : i fallait trouver une valeur représentative plus prati que, qui puise diviser, rester ingorruptible, tout en changeant indétiniment de Mains, et on en arriva, ainsi, AUX coquillages, aux instruments de “uérre où araloires, aux Métaux plus-ou moins précieux, puis, après bien des essais, des Litonnements, à la monnaie d'or, d'argent ou de cuivre, frappée à une eftigie quel conque, avec une valeur plus où moins fixe qui. de vait, dorénavant, servir de base aux transactions.

Les progrès s'étant conti iucs, les opérations com merciales s'étant faites sui des quantités considérables d'objets, 1 a fallu trouver de: aleurs représentatives de ces monnaies valeurs représentatives, elles mêmes, déjà plus facilement transportables, et moins encombrantes : les billets de banque, chèques, traites, actions et autres valeurs, ont fait leur uppari tion, Nous Verron: plus loin que Cela a compliqué les échanges sou: Pfetexte de les simplitier et a servi, à Ceux qui avaient dejà réussi à imposer leur exploita tion, à iromper ceux auxquels ils servaient d'inter Médiaire, et à prélever, à leur protit, sous le titre de «bénéhice, » la part de valeur dont ils frustraient Producteurs et acheteur:

Mais, tout ce qui sert à l'usage de } homme, n'est

pas | À | Mutal Do irt en | O1 111 de | ni { ( | en POSSE 1alCNt | )] (ER TARR [l ICI 11) trinsèque qu ils tenaient di eules forces naturelles toujours ACTIVE ur notre globe terraque libre combinaison imique des « chi istitutitfs qui Sc Irouvent En dan la te Lai l'« [1 À uit qu eiul l ou ui! {ui 0 cn ratiqu Da dt leur 4 il irtient pu ur 11 1e la |! ll ertut Qu droit de Pro! té, dron fictif | jui lu | tie «1e tenir une pPoruon de nou \C, CI ud »)ntrats non LONSCENAI iroit qu ] ll )li 11 )Tce brutale, la conquête, | iation, | let fraude Celui qui empare dé jui n ul t }ù j une

D TANT mméd nmetun vol au détriment de elut jui en \b nu. L'on ut nom | e le préft que tire l'intermédiaire di la umulation desdi bonnet ul et detl iu risC! béncti n'en is Imoin ( qu'il ommet au détriment de ux qui ont ours à ses

CTVICCS

| propricté € la l 1 | le lois natureil nais d ONSEUUEN irbirai d une O1 | 1011 ) 1} L | on is des [e À | \] eh | il Nalih | | us le

W | nt d n\ens d du 11 | | | l l il Ie 4 umat 1 | Lin | i, fJuatll ir« ouve le droit d ippro! juil uront eHhCO u )UVeT RAA LL

d'exister sans pouvoir pondérateur

activité humain ins possibilite IPpropriation NOUS avons Vu ét nous verron encore, dans ce tra vail ce que valent tout altirmation

Les économistes étant les défenseurs avoucs. SI non brevetés et patentx de l'ordre bourecois. nou aurions le droit de n Pas 1TOP nous attarder à leur affirmation OI AChNCLAtIOon mal crlain oCtalistc voulant Naraitre CUX au | Ur IC CS ( on!

appliqués à vouloir nous rx crvir [Ce même mets une autre sauce, Pour eux aussi. il eut hs de doute que l'humanité nc PrUISSE UXxIStCI ice n posséde Pas une valeur d'échanve, et un Pouvoir charge di

régler l ditléreni Voyons donc un Peu Comment Jusqu'à présent, on a rev la valeur

Nous venons de voir que dins lai production d'un

objet, il entrait une part de forces naturellk qui n'ap

Paruennent à PETSONNE, — à tout Je monde par con séqueni est donc un premier vol qu'accomoli Sent CEUX qu en parent le monopo ur dk revendre uux auti Nou CFrons dans Hi il SUVant, que la foi du! ul di t) POUr ou\ret un objet Uegilement impossible a évaluer « qu elle ‘arie selon la volonté du ipitaliste et les circonstan ‘es dans le quelles se meurt L travailicur

Selon jue le produit abonde ou « arctie sur

Marché, Cette valeur baisse ou monte, ()r, on

A SOCIÉTÉ FUTURI | HS C nea ){] reotc, mi ICI prouve | Hotl permettront de leur dire que loin tUINC est à ter [ls essaient dé en urer, en affirmant Ja nécessite d'une dcur d han pou laciliter réal et les éclhiinsx L'impossihilite Pour une souiétt

la perte de toute

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pa que Forganisation soctal isi CON uce,

qu Lintermédiaire dont on Pourt l | ins

un) UOLIEL normalem Il ONSUIUEL cst renmau inévi-

table, par le fait que quelques-uns se ont approprié

jui Manque aux autre:

fic que le retire

de son commerce, de soi INAUSIFIC OÙ aulres opéra ‘ |

ions, les économistes nous font entrer en ligne de

ompie « les risque urus par le capital dans l'entre-

prise, » Nous n'avons pas besoin d'insisté ur ce fait que le capital ne produit rien pat lui-même; qu'aprés avoir été acheté, un objet n aut 1nirINsCqUemMeEnl que ce quil valait auparavant; 1 n'y a qu travail qui puisse ajouter à a Valeur, puisque valeur 11 y 4.

S'il y avait des risques à courir et quil dut y avoif une primé à payer pour ces risques, en toute logique, c'est au travail ju'elle devrait être pay puisque est Jui qui à tourni le capital nécessité par l'achat Mais ce sont les capitalistes qui tont la lor. Hs en ont décidé autrement. Passon

| que | om aventure dan une entreprise,

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entrepri sa prin Sensuit rent pas "Creuse duit du tasses .

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