‹ La société future (volume 2)Chapitre 35 sur 57 · PIUS · texte numérisé non relu

PIUS

faibles. )L

iles vainqueurs cxploiteraient les vaincus,

nous n'avons pas à nous en occuper, NOUS rcprenons

HOoirce irgumentatioi.

Si la révolution sociale, téile que nous ra pre

nons, s'était faite, c'est donc que la majorite des individus aurait compris-les bienfaits de la solidarité, de

Laide mutuelle, les danzgers du | dividus agiraiént de facon à empêcher le retour des abus qu is auraient détruits, les faincantsane seraient

qu'une minorite parmi eux. Nous verrons plus loin

Y rl » !

rCSic pe

que l'on ne 1s les rapports S xiaux d'apres des

CXCeptions.

Aujourd'hui, le ventre creux, Sevre de toutes les jduissance qu'il crée, le travailleur accepte de courber l'échine pour engraisser un LS de parasites de

PR À * CR Sal es L ee Ts tennvÉ!

tous poils et de LOURES 1 Des ; presque ioOUS 16 trouvent Î

turel, et dans une société où les condi-

il seraicnt améliorées, au point de le | |

rendre attrayant, ( volonté de l'individu lui-même, ou tous seraient assurés de la satisfaction intégrale de leurs besoins, sous la seule condition de travailler eux mêmes à la production de ce qui leur serait nécessaire, on sem blerait craindre que les individus pris tout à cou d'une paresse dont on na jamais vu, à aucune épo que, d'exemple, se refuseraient à prodgire pour eux mêmes et préféreralent, où €Trevel de besoins, OÙ recommencer la guerre pour ‘asservir les uns les autres ! C'est insensé!

Sous le prétexte que quelques individus, assez COF rompus par l'état de choses actuel pourraient set alla sions de

(user au travail, on voudrait que nous ganc de cœur nous donner des maitres pour les force

au travail, Allons don, ne serait-il pas plus | rofitabk

LA SOCIÉTÉ FUTURE cry à

de les laisser à leur paresse que de créer une organi-

sation qui, la société actuelle nous le prouve

[Re lons-nous la fable du jardinier qui s'en va chercher son seigneur pour le délivrer uu lièvre qui

lui a mangé quelques feuilles de choux et de ce qui lui en cuisit. Nous croyons être plus pratiques lé montrerons que l'on n'a pas besoin de gendarmes ni de juges pour éduquer ceux que l'on appelle les fainéants, si réellement il en existe, — de la force de ceux que l'on nous objeefc

Du reste, selon nous, au sens stricy du mot, il nexisie pas de véritable fainéant. Il n'y a que des individus dont les facultés n'ont pu se développer librement, dont l'organisation sociale a empéché l'activité de trouver leur direction normale, et que ce

commencement de déclassement a précipités dans une

it situation fausse, a achevé de démoraliser et de gangrener.

Si on calcule la somme énorme d'efforts qu'il faut que dépense pour vivre le fainéant qui n'a pas de capital à exploiter, on verra que l'activité musculaire tcérébrale qu'il dépense en n.arches et contre-marches est parfois supérieure à celle qu'il utiliserait dans une occupation régulière

Pour décrocher un déjeuner d'un camarade, il lui lera une foule de travaux qui vauiront parfois plus que la pitance qu'ilen tirera. Pour en taper un autre de quarante sous, que de services ne si igéniera-t-il Pas à rendre; pour une absinthe on lui fera faire htraversée de Paris. Ces hommes dépensent leurs

brces inutilement, d'accord, mais enfin ilsles depen-

sou

ae situation

hCrait à S rendre utile

dans lin tas de choses accessoires que, parfois il répu-

SN a Un autre de faire, Nous voyons tous le Jouré cela se produire OUS NOS \ L UNS] CNET dans les STOUPES producteurs, les plus réfractaires au traÿail trouveraient encore n yen d endre utile

On à objecté encore

cértaines iles ou certain pays molles Ce est Pro“ erbiale €!

véritable culte. Mais, dans ces pays,

lacih dc ivre CSI l inde ] ‘Jen ne 1orce les ind es à faire violence à leur nature. Il suthit d'u tendre Ja main pour v gasne SON repas ; une poignée

de dattes, de riz ou de mil E faire vivre

i, SUIIISCNL à un homme tout un jour; les vêtements se trouvent tout faits, dans les feuilles des arbres : Les raftinés se donnent un peu plus de mal en battant certaines écorces, mais tout cela n'exige pas grand effort

somme,

vivaient avant leur dition de bonheur et de félicité. Une lil Uon de nos connaissances, une lente adarptaii

Tant pu les faire progre

volomé. I faudra donc créer une police hour les em- « y

pêcher de prendre ce qu'on leur relusera des juges

pour les coniamnet des gcoliers pour les garder: et nous arriverons ainsi, petit à petit à Ja reconstitution de la sotitié actue les rouages les plus actifs de l'arbitrairè®tet de la spoliation. Est-ce que les services qu'ils rendent dans la société actuelle ne sont pas suffisants Pour NOUS dégouter de leur en de

mander dans la société future

Pour ne pas n urrir un certain nombre de fai- <ità

néants, les autoritaires ne trouvent d'autre retire que de créer une autre catégorie de fainéants avec cette aggravation sérieuse, que la condition’ de ces derniers serait légale et inamovible, en éternisant une situation} fâcheuse ; nous aurions ainsi deux catégories de Afainéants à nourrir : ceux qui, placés en marge de la société, vivraient à ses dépens et maluré elle, et ceux qu'elle aurait créés elle-même, sous le fallacieux prétexte de ne pas en n urrir aucun. Avec cette épée de Damoclés en plus suspendue éternelle. ment sur nos têtes : une force créce et armee pour forcer des individus à accomplir ce qui ne leur plait

pas et pouvant toujours se tourner contre celix qui

l'auraient établie

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