‹ La société future (volume 2)Chapitre 42 sur 57 · HE LA SOC · texte numérisé non relu

HE LA SOC

meront leurs enfants auront toute latitude. « Mai celles qui ne eraicht Pa 1} abl de le cicve!

nous dit-on

Dans la société actuelle, malgré toutes les difhcultés et les mauvaises conditions d'existence qui entra vent les individus. les méresne font aucune difficulté pour remettre, à une Nourrice, l'enfant qu'elles ne peuvent ou ne veulent élever uvrières pour pouvoir continuer de travailler : bourgeoises, pour ne pas avoir l'embéêtement de ins à donner à enfant, pour ne pas flétrir une gorge qui, croient elles, ne serait plus si appétissante à étaler, en u décolletage savant ; pour rester plus libres de ne ps manquèr un bal ni une soir

Quelle est donc la mère, qui, dans la société 1 ture, lorsqu elle pourrait « Ile-même se déplacer ave lui. se refuserait à confier son enfant aux soins d'un nourrice volontaire, lorsqu'il lui serait démontre que la santé de l'Yÿnfance en dépend D'autant plus que l'allaitement de l'enfant par la femme, n est pas croyvons-nous, une condition sine qua non de sant pour l'enfant, et quil sufhirait, à lu mère, doper un simple déplacement et de s établir en les condi tions climatériques exigées, pour pouvoir continue de donner, elle-même, oins dont son enfant 4 rait besoin,

C'est le rôle physiologique de lu mère d'allait son enfant, Lorsqu'elle peut le faire sans 1NConE nient pourelle et son enfant, cela n'en vaut que mieu Mais certains docteurs ont voulu partir de Jpou aftirmer que l'allaitement par la mère était un élémen indispensable au développement norm il de l'enfant

Mais. tous les jours, nous voyons sous nos yeux de

On!

TE FUtuni ‘19 enfants se développant dans toute la plénitude de leur

lorce, tout en étant alluités non seulement Par une

nourrice ctrangere, mul: Aiuss] Par de:

moyens artificicls, et cela dans d«

conditions malsaines où les Parents pauvres sont forcés de se débattre.

et de refuser Par suite, une

foule d'améliorations et de per-

lectionnement que leurs moyens finan icrs, leur dé-

veloppement intellectuel ne permet pas d appliquer L'allaitement par la mère n'est don pas indispensable, et les affirmations en ce sens P@uvent être rangées avec nombre d'autres affirmatton

soi-disant scientifiques di

tes par des mobiles d'intérénde classe La bourgeoisie voit la haine décoller

sa famille, et elle voudrait créer, en dehors de:

sentiments, une morale

qui forçât les mères à garder leurs cnfants près d'elles

Quelles facilités ne trouvera: on pas dans la société

luture, où, en premier lieu les Produits ne seront plus

sophisti jues par des tr inquants rapaces, où la nour-

ure des animaux choisi pour l'allaitement de l'en lance serait u“Pproprice à sa destination, où les ani

maux eux-mêmes seraient placés dans des conditions

de bien-être qui cn feraient de unInmaux robustes et

sans, ati lieu d ètre anemices et Phtisique : comme la

Plupart des vaches laitières de nos grandes villes Ceux pour les quels un changement de limat serait le onnu nue

Privés des soins de leur mère Ce qui fait la difficulu des déplacements aujourd'hui, frais de lo

Wire, N'auraient pas pour cela, à être

C est l'élévation des

comotion, et, qu'ensuite on n'est pas tou:

lOUrS assuré de trouver des mo)jens d'existence où

l'on se Wansportera, Dans lu sovicu luture, les indi

Vidus Pourront

se déplacer le plus facilement du

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savaient pas lire, et étaient heureux de souffrir dans cette vie pour mériter le paradis dans l'autre. Lorsque les individus auront toutes les conditions requises pour leur assurer un intégral développement physique et moral, ils ne voudront pas se faire obscurantistes en faisant de leur progéniture des ignorants; surtout lorsque l'acquisition du savoir leur sera än gage de supériorité dans l'acquisition des condi-

tions de bonheur à se créer.

Centraliser l'enseignement, serait arrêter net le développement intégral de l'enfint. Ge serait l'étouffer inconsciemment que de lui appliquer un régime arbitraire. Il est nécessaire pour le libre développement de l'humanité, que l'éducation enfantine soit laissée à l'initiative individuelle.

Chacun de nous vient au monde avec des aptitudes diverses: ces aptitudes ne se développent qu'autant que nous trouvons de facilités à les exercer. Ces facilités on ne peut les trouver que Sous le régime libertaire le plus complet. Xousne voulons pas d'un régime qui « indiquerait » aux individus leur voie, nous voulons qu'eux-mêmes soient libres de la choisir. Et quelle que serait la latitude qu'un régime autoritaire prétendrait théoriquement laisser à l'enfant, ilnaboutirait en pratique, qu'à la compression et à dévier leurs aptitudes.

Ceux quis'adonneront à l'éducation de l'enfance, ne,devront pas venir avec un programme établi d'avance. Ils devront étudier le caractère de leurs pupilles, noter les aptitudes qui se feront jour pour en favoriser les tendances, en les mettant à même de les essaver dans cette voie. Leur rôle consistera à prove

LA

quer les questions de l'élève, Jui expliquer ce qui lui paraïtra obscur, et non à lui bourrer Ja tère de faits qu'on lui fait réciter sans compréhension aucune, Ce qui a contribué à fausser le Jugement de l'homme, à maintenir dans son cerveau tous le

s préjugés, toutes les bêtises dont il

a tant de mal à se débarrasser, c'est cette éducation centralisée que lui imposaient l'Etat et l'Eglise, etque ne pouvait combat tre efficacement l'éducation reçue dans la famille, puisque les parents avaient reçu les mêmes préjugés, avaient été bercés des mêmes sornettes, dont ils ne Sont pas arrivés à se débarrasser encore,

Si, aprés la suppression des Eglises et des Etats, il venait au cerveau de certains parents, l'idée saugrenue de faire des crétins de leurs enfants, serait rendu impossible

Le besoin de

cela leur par la force même des choses.

savoir est inné chez l'homme : dans la société future, des groupes se formeront en vue de faciliter aux contractants l'étude de certaines connaissances spéciales. De plus, par l'idée de prosélytisme qui anime chaque individu bien convaincu de l'excellence de son idée, ces groupes ne se contenleront pas d'étudier eux-mêmes, ils chercheront à propager le fruit de leurs études. Il se formera donc des groupes à l'infini, pour chacune des connaissances humaines ; on voit d'ici le mouvement intellectuel qui se fera jour, et l'échange continu d'idées qui s'o- Pérera.

De plus, encore

les rapports seront autrement lar- 88, autrement empreints de fraternité que dans la société actuelle, L'enfant, par ce Sous ses yeux,

qu'il verra se passer par ce qu'il entendra journellement 20,

autour de lui, échappera certainement à l'influence

absolue de ses parents ou de ses instituteurs, Pour né

se livrer qu'à ceux qui lui témoigneronmt une bonté réelle, qui’ feront envers lui, preuve de véritable amour. Et ceux qui aiment réellement l'enfant, se sacrifient pour lui fournir les mo.ens de se-déve-

lopper.

Toutes les facilités requises pour que l'enfant puisse

acquérir les connaissances qui Jui refuseraient ses

parents, il les aura donc à su portce

de l'entourage de ses parents. Bien plus, s'il se trou-

par l'entremise

vait trop malheureux sous la domination qu'ils vou

draient lui imposer, il lui sera facile de les abandon-

ner pour se metire SOU: la prot ‘ction des personnes qui lui seraient plus sympathiques. Les parents n€ pourraient mettre des genidai mes à ses (rOUSSceS, pour ramener sous leur domination, l'esclave que leur accorde la loi actuelle, mais qui dans une s0 icté autre, pourrait s'émanciper.

On nous objectera, peut être que, malgré tout, il pourrait se trouver des exc prions qui, profitant de l'absence de toute règle, pourraient déformet le cer

veau des enfants qu'ils auraient, ou les pervertir à leur aise.

Nous répondrons que la suppres ion de l'autorité n'empêchera pas l'exercice de la solidarité, mais le développera « ertainement. Actuellement, malgré l'autorité, nombreux sont les actes d'injustice qui se com mettent, et où souvent l'on est empêché d intervenir à cause des complications que comporte la procédure que de fois le poing vous démange, à la vue d'un de ces actes. Dans Ja société future, 01

de ne plus voir les oppresseurs pro

judiciaire; mais,

aura l'avantage

LA SOCIÉTÉ FUTURI 355 tégés par l'effet d'une loi rétrograde, et on leur fera sentir que la loi du plus fort est facilemenit dépli cable,

Nous aurons les coudées franches pour développer notre solidarité de touies les façons, à nous de combattre par notre Propagande d'instruction, les absur dités de quelques parents idiots. Ce n'est pas, parce qu'il plairait à une demi-douzaine d abrutis d'aller à rebours du sens commun, qu'il faudrait enserrer l'humanité dans le réseau d'une Jégislation qui serait anti-libertaire, anti-progressiste, par le fait seul qu'elle serait la Lou.

D'autres, des malthusiens qui, à l'heure actuelle, démontrent croient démontrer, serait plus juste — que les vivres ne sont pas en rapport avec la population, et font envisager avec ellroi, que s'il n'y a plus aucune convention pour réglementer les rapports sexuels : si les parents n'ont plus à prendre souci de leur progéniture, les enfants vont pulluler comme des petits lapins, et les hommes trop nombreux sur Ja terre pour les ressources existantes, seront forcés de se refaire la guerre sous la pression des besoins. Ce Sera le retour à la barbarie et à l'anthropophagie, nous crient ces nouveaux Jérémie.

Nous avons vu qu'à l'heure actuelle, il existait auant de terrain inutilise qu'il pouvait culture : que, tous lés jours on découvrait des métho-

des nouvelles Pour oblenir sur un moindre espace,

en avoir en

une récolte plus grande: on obtient déjà des résultats,

tnavons-nous pas pour exemple la Chine qui, non

seulement nourrit un population plus dense que

celle de l'1 urope,avec une cultur

‘eues plus primitives ’

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