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si pourrie soit-elle, ne se font-elles pas en partie, sur la confiance et la bonne foi des uns des autres’ Le commerce pourrait-il marcher une seule minute, s'il ne pouvait compter, pour se défendre, que sur la peur de la loi :
La loi ne punit et ne peut punir que la transuresion donton connait lauteur:mais comme individu,
chaque fois qu'il commet un acte réprouvé, soil qu'il le juge tel lui-uième, soit qu'il soit ainsi qualitié par Ja loi ne le commet qu'avec la certitude de ne pas être dévouvert !, ou que la satisfaction qu'il en
tire, compensera largement les privations que lui occasionnera la peine qu'il pourra encourir. La loi est donc impuissante à prévenir la transgression, lorsque les mobiles ÿ incitant l'individu sont plus forts que les motifs de crainte. Certains prétendent qu'il faut renforcer la séverité des lois. Nous venons de voir, qu'au moyen âge, ciles étaient des plus féroces et sans effet, Il arrive un moment du reste où la pénalite est hors de proportion avec le délit, et où les plus féroces « punisseurs » sont forcés de consentir à des adoucissements. Tout cela prouve donc que la répression n'est pas le reméde.
D'autre part, avec la loi, les individus ne se peuvent faire Justice eux-mêmes, l'individu est donc à l'abri, s'il a l'intelligence de combiner son acie de façon à pouvoir l'accomplir sans témoins.
De plus, la loi est arbitraire, car, pour juger elle
LA SOCIÉTÉ FUTUR! 370 est forcée de se baser sur un niveau moyen, et de négliger les circonstances de détails, malgré que parfois, ce soient elles qui caractérisent le fait.
De plus, elles ne sony faites qu'en vue de la préservation des privilèges d'une çaste, de convenances de gouverne ment, aussi sont-elles constamment violées, car leur transgression ne comporte pas toujours le mépris de l'opinion. Violant l'initiative de l'individu, par cela seul, elles incitent à leur transgression.
La Société étant basée sur l'antagonisme des in
téréts, comme nous l'avons vu, celle entraine donc
fatalement des conflits entre indix idus. Mais que l'on organise une société où les individus aient intérét à Pa urce que cela est profitable à tout le monde, et non parce que cela
se respecter mutucllement, où l'observation de la
role donnée soit tenue pour un bien. fl
pourrait entrainer une peine physique, N'admirez plus la roublardise en affaires, mais faites que celui qui se parjure se sénte tenu à l'écart des relations, et la morale s'élargira: on comprendra que si l'on fait quelque chose de nuisible aux autres, On pourra en ressentir les'effets, à chaque instant dans ses relations: on se trouvera par le fait, intéressé à empécher un mal de s'accomplir, lorsqu'on le verra se commeure.
Et, quoi qu'en disent les moralistes, c'est. à l'heure actuelle, cet esprit de solidarité de la foule, la crainte de l'opinion publique, qui empêche les individus de lransgresser ce qu'il est convenu d'appeler la morale, bien plus que tout l' ippareil de la loi et de sa répression.
Quand les individus se sentiront solidaires les uns des autres, il s'établira entre eux une morale nouvelle qui portera sa sanction en elle-même et sera bien
16 e ] A 380 LA SOCIÉTÉ FUTURI plus puissante, bien plus efficace que toutc | répressives. La solidarité resserrant tous les lien )i fau CUX-CI ne se formantque d CS | ttin :
tout individu qui cherchera a nu i un membre Î de la SOCIEIC, SC VEFTAIt HNMEATALEMENT FEPTOUTE Ë nn milieu, car chaque individu comprendra jue S'il laissait ccomplir un à d'injust ans le dc £ voilet { el laisse \ Porte Oo! rte à dut € , do ) il l >UITITII i [ 11 C CU!
À ÿ | ons CU |] i in rel 0 Ant que Ia 1 e Jui ser 1 possib erait Pi amende que pat (a :
f un em incment dans un milieu qui le corrompn H ill 11 il di Le UEt 111) LCI} h l | | d'a oh linqu qu'il méditer ‘ La d irition délits n'est donc pas dans LA } ni 1 dd unalpl Eformidal | Press on RE ï | H dans un iwilleu )PUATIISATION SoCtak l'educa- Re tion des individus, et Févolution de Ja moral k t ' :
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ldu IR! lt 1 )1 D l )\ h dha 1 | mo Lie )Itul ne | l Ç | Il | mu Jul LU ON CI Gt dit 1 la « Duo | k | TIU in us | l ul )UI Î Ne | | Dal LL « Crtu | € l | | CONSCQUENL. La l { 1 | CI u Îles diticre , | 1 me | dUali dit Ulu } | | Jeu ransformation 11) ol CUU € re | la Seule force de Ieurs proprik | I! CFUUI Qi dans fa nat dan GUN animal, vesetal et minéral, tout S'enchaine: ilest vi que les mouxements et fe developpement des uns sont
régles par les mouvements et le dévelop 'CIMENL de
iutre que, par conséquent, Findividu, dans unc crlaine mesu de id de la icté dans laquelle il neut et se développe our ie bour£eoi et sS au Il res XIe TouUi SO « JICCOTSONTE in l'es Cert 16 or£anhlisal \ Qui Ia TEPreEsCntc
us forme de Pouvori CONSUIELLICSCIRCTESTAIUINNX on
tes de ce pouvoir que les individus d'après la théori autoritaire, doivent subordonner leur activité. Ces eue théorie que nous repou ns et dont nous pen 1h l IT OACMONTUEC fat Î NOL PFavons vu er ta RAS jUt doit € pli ul IVe) irDI Irc Œ UNE CICLC na Organisce, mais celle-ci qui doit se modêler et fonc-
uonner de facon à ce que l'individu v trouve un élar gissement de sa personnalité et non un rétrécissement de son activite. Elle doit modeler son organisation d'apres les relations que les individus ont entre eux. Loin de rester immuable, elle doit suivre les tluctuauons de l'évolution humaine atin de rester touiours
en harmonie avec Ies chancements qu apportent le
[est vrai encore que la science nous, démontre que tout, dans la nature, est réut par des lois immuables dénommées « Jois naturelles »: lois qui veulent que toutes les molecules avant les mêmes aftinités, se recherchent et S'unissent pour arriver, selon la manicre dont celles se sont Juxtaposces, selon l'état du milieu dans lequel leur combinaison s'est ONCRCCESE: lon le nombre et l'intensité des molécules de cl aque
TLC QUI Ont pris part à la combinaison, à former
SOI UR Mminéril, Soit un organisme végétal où animal,
Qui à fait ces lois Pour Ie prètre c'est un être
surnaturel qu'il a baptisé du nom de : Dicu ». Pour le savant, — s'il és: PArVEnu à se dépouiller de toutes les superstitions dont ont ét entourées son enfance et Son éducation — ces lois sont la résultante des propriétés que possédent Jes différents matériaux dont l'Univers est OMPOSC, et resident dansces propriétés mêmes.
ÉHAOR in ipparaît plus pour regir les diverses Pour expliquer que si Jes Fhé-
10MENCS SC Sont produit dans tel o:
P tel sens, de telle ou telle manière, c'est que, par la force même des qualités des corps, il ne Pouvait en Être autrement.
Les lois sociales n PEUVENT avoir d'autre autorité que les lois naturelle S ne peuvent qu'expliquer iividus et non les régir. Comelles n'ont plus | esoin d'un pouvoir op-
les rapports entre les ir prises ainsi, Presseur pour en assurer Fexécution. N'étant que Ja “@nstitation d’un fait accompli, elles ne Peuvent avoir d'autre sanction que le châtim
désobéissance à une 101 naturelle. [,
EXaCte doit nous fat
ent que comporte a
CUr Connaissance
nnatre d'avance Je résultat detelle action envers no cmblables, nous enseicaer Si nous ÿ trouveron PTOIT CL jouissance ou regret et déplaisir, nous indiou ilespla
JUET Si le plaisir que nous tirons detel acte, ne SCLA pas suivi d'un grand.
Ce n'est donc pas à Ctabl'r des lois applicables, indistinctement. à tous
les efforts du sociologue, mais a Ctudier les effets de 20 actes et de Icurs ram: Iris avec les lois naturelles :
déplaisir plus
par la force, que doivent tendre
ses conclusions ensc gneront à l'individu ce qui lui est profitable à lui et à la race. Les lois sociologiques
nc doivent
pas Cire une règle imposée, clles doivent.
AUS IPCPCENERR ace pr en nn arr =