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ces travailleurs qui aspirent à un état meilleur, cux qui produisent tout, luxe et Jouissances, et se serrent le ventre toute leur existence! Hommes d'appétits e de convoitises, ceux qui réclament leur part de con-
sommation dans Jes richesses qu'ils produisent!
Mais ceux qui nous oppriment Oh! peut-on dire! Eux, des hommes d'appétits et de convoitises? comment donc! Écoutez-les, au sortir d'une nuit bien employée! viennent-ils nous surexciter les mauvaises passions, en faisant entrevoir au travailleur un avenirimpossible? que non, entendez-les lui prècher l'amour de sa famille, de son intérieur, le respect des positions acquises, la morale, la tempérance et le désintéressement, en des discours coupés par Îles hoquets d'un repas trop copieux, où, individuellement, ils auront absorbé Ja substance de plusieurs familles.
Lux, des hommes de convoitisesz Ho: fi donc! les pauvres gens que vous les connaissez mal! -- Mais s'ils consentent à s'empifirer de la sorte, au risque de crever d'indigestion, croyez Vous que ce soil pour leur satisfaction personnelle2 oh! que non. C'est par humanité... ! Ne faut-il pas qu'ils rendent à Ja circulation l'argent qu'ils ont soutiré au commerce et à l'industrie, à Ja sueur du front... de leurs serfs du sol, de Ja mine, de l'usine où du comptoir! Lescroyezvous si égoistes de vouloir se l'accaparer et n'en rien laisser sortir
Allons! pauvres diables qui tremblez, hâves. dégueniilés, sous la morsure du froid, qui vous €rispez, le ventre creux, sous les &treintes de la faim, réjouis-
s:z-vous! Pour vous faire plaisir et vous procurer du
travail, vos exploiteurs se couvrent de beaux habits, Semimitouflent de fourrures, jettent leur or à des fuuilités, se délectent dans de dispendieux repas, à votre intention: et, l: soir quand vous irez étendre sur un méchant erabat vos membres endoloris par
une journée le travail, eux, sortant de chez leur mai-
tresse une de vos filles le plus souvent, ou de cle où ils auront laissé la fortune d'une fa-
mille, ils iront m lement étendre leur
leur cer
carcasse caces, Ils s'endormiront heureux.
--.\ auront-ils pas bien
détraquée par les
sügné leur sommeil :... N'ontils pas travaillé à vous river de plus en plus à la glèbe où à l'usine ?
Oh! nous savons bien ce que vous autres, anar-
chistes, vous répondrez Il vaudrait mieux ne pas exploiter les travailleurs, Jeur laisser à eux-mêmes Île soin de iépenser comme bon icur Semblerait, le fruit de leur travail: mais vous n'êtes que ües hommes ü
TAPINC: qui n'avez aucun idéal social. qui ne rêve
que pillage, meurtre et
e Z incendic! Vous n'avez que des aphétits!.…. cela répon I à tout et dispense de bonnes raisons.
Ce qui fait que tous les Partis rapprochés dans une
si touchante union, ont oublié leurs querelles sur le dos des anarchistes, c'est que, faisant partie de Ja classe des exploiteurs actuels, ou esperant y entrer, il défense de ce dont ils ésperent tirer parti un jour. [ls \
faut bien qu'ils pre inent la }
culent bien se dis- Puter l'assiette au beure, mais no
on la briser, il leur faut donc travailler à se débarrasser de ceux qui leur
barrent la route, en démontrant aux travailleurs qu'ils ne doivent plus accepter de maitres. Or, pour ameu-
308 LA SOCILTÉ FUTURE
ter les naifs quoi de mieux que de présenter comme des affamés, se précipitant à la curée des biens, ceux qui préconisent le renversement de l'exploitation de l'homme par l'homme!
11 faut les entendre plaindre « ceux qui, par leur travail et leur économie, se sont assuré un peu de pain pour leurs vieux jours », ils n'ont pas de termes assez élégiaques pour louanger « le petit propriétaire ou industriel qui, par son travail, son énergie, fait la force de la nation! » Et les imbéciles qui sont destinés à crever à l'hôpital, qui devraient bien savoir que le « capital, fruit de l'épargne et du travail » n'est qu'une blague, que le travailleur est plus assuré d'avoir devant lui, des jours sans pain que d'arriver à faire des économies, craignent eux aussi, pour la sécurité de leurs économies... hypothétiques!
Les anarchistes, n'avoir que des appétits? Bon pour les imbéciles de croire à cela, mais les autoritaires, comment peuvent-ils espérer tromper ceux qui réfléchissent? — Quand à chaque instant, ces hommes disent aux travailleurs : « Ce sol dont on vous a frustrés et que l'on vous force à défendre vous appartient, personne n'a le droit de s'en emparer et de vous le faire travailler à son profit; les fruits de la terre appartiennent à tous, personne n'a le droit de mettre en réserve quand d’autres ont faim; tout le monde doit manger à sa faim, tant qu'il y a assez de vivres au banquet de la nature », comment peut-on espérer les faire passer pour des hommes de convoitise ?
Quand ils s'efforcent de faire comprendre aux travailleurs qu'ils doivent réaliser l'avénement d'une société où tout le monde doit trouver la satisfaction
de ses besoins physiques et intellectuels: où ne se verront plus Ces monstruosités : des individus dans la force de l'âge, mourant de misère, de besoins, ou cherchant dans le suicide. un moyen d'échapper aux angoisses de la faim, lorsque à coté d'eux, se dépensent dans des fêtes folles, dans des orgies sans nom, des sommes qui suffiraient à défrayer plusieurs familles pour le reste de leur existence ; qui pourra les comparer à des hommes de rapine ?
Des ambitieux les anarchistes ? quand Jeur principale propagande est de faire comprendre aux individus, qu'il faut qu'ils détruisent toutes les situations qui permettent aux intrigantg de dominer la masse ; quand ils s'etforcent à chaque instant de faire comprendre que, quels que soient les hommes au pouvoir, ve Pouvoir sera forcément arbitraire, puisqu'il ne serwira qu'à assurer Ja volonté de quelques-uns, que ces individus le détiennent de par le Droit Divin, le Droit du Sabre ou du Droit du Nombre.
Et c'est bien là ce qui ameute, contre l'idée anarchiste les bourgeois et les autorit res, voilà ce qui les fait hurler à 14 mort, c'est qu'elle apprend aux travailleurs à faire leurs affaires cux-mêmes, à ne se féposer sur personne du travail à accomplir, à ne pas déléguer leur Souveraineté, s'ils veulent rester libres. Tout ce qui vit d'exploitation politique ‘a senti que, l'idée se Propageant, il ne resterait plus de place aux
sppétits, et cette meute de laméliques en quête de Places et d'honneurs, et, surtout d'émoluments, gronde D Montrant les €rocs; ils sentent leur rôle s'effacer Peu à peu; étant trop sangrenés pour se mettre franchement avec les travailleurs, ils bavent sur tout ce Qui travaille à l'attranchissement de l'humanité.
Allez! bavez tant qu'il vous plaira, ce ne sont ni vos injures, ni vos calomnics qui arréteront la mar-
che de l'humanité. Oui, tout homme a des annétits.
Eh bien! après Il ne s'acit que de s'entendre sur la portée de ce mot Oui, nous voulons un UICTÉ où chacun pourra satisfaire à « besoins physiques et intellectuels, dans toute leur intégralité: oui, nous évons une société où toutes les jouissances du Orps et de l'esprit ne seraient plus accaparées par une minorte privilégi luis seront à la libre dissosition
de tous. Oui, nous sommes des hommes et nous avons les appétits de l'homme! nous n'avon: pas à NOUS Cacher de notre nature.
Mais nous avon ; ussi, une telle soif de Justice et de liberté que nous voudrions une société exempte de juges, de gouvernan t de tous Îcs parasites qui onstituent le monsirueux organisme social dont est afflisée l'humanité d puis son histoire
Quant au reproche de ne pas avoir d'idéal, les dé-
larations que les anarchistes ont fait \ioutes les OCCastONs qui leu ont «et ficries dans leurs journaux, brochures, réunions, devant les tribunaux, par” tout Où Ils ont pu par] rau public, suftisent prouver la fausseté de ces allégation
Dans le cours du travail, nous avons essayé de
dégaucr notre idéal, de démoñitrer preus à l'a pui, jue l'initiative et l'autonomie, dans une société nornalement DSTI doivent &re les seul loteurs de activité humaine, Nous avons vu que toutes les institutions actuelles ne sont fait que pour la deour la
lense des intérêts particuliers d'une clas |
protéger contre Îles réclamations de ceux qu elle a
spolicés
müit Contrait iux lois de la nature
d mme on le prétend deat pour proclamer |
Vidu au milicu de se semblables et dan
AUX travailleurs : méditer.
Clairvaux, 1SG4
*que loin de découler de: lois naturelles.
larbihraire et sont ab olu-
CICNCE et la nature, Join
Lcor-
autonomie compléte de l'indi
| CSpax C.
2 ” Lt
TABLE DES MATIERES
| LE LENDEMAIN DE LA RÉVOLUTION Ce que durera la révolution, Fransformation progres sive de la société Incfficacité des révolutions politiques
au point de vue résultat, mais servant de point de di part à des idées plus nettes Evoluti et Révolution Les
emiraves à l'évolution sont des causes de révolution, = Fatalité de Ja révolution, — La part minime d'influence qu'ont les orateurs et les écrivains sur les mouvements de leur x
nération, Longue durée de Ja période révolutionnaire et ses alternatives de revers et de succès La force détruit mais n'édifie pas, — Elle est nécessaire pour résister à l'es clavags Les ambitieux seuls, comptent employer la force pour édifier une société nouvelle L'initiative indivi
duclle assurera le succès de la révolution. Solidarité des
travailleurs des villes et des travailleurs des champs, — Instabilité de la société actuelle,
Il, — LA RÉVOLUTION ET LE DARWINISMI
Darwin, la théorie de la lutte pour l'existence et la science
officielle, Les commentateurs Pénurie de vivres et
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