‹ La soeur du muletier drame en cinq actes dont un prologueChapitre 26 sur 64 · I.e Même, ROBERT, DICKSON · texte numérisé non relu

I.e Même, ROBERT, DICKSON

rorert, examinant le lieu de la teene et reculant avec effeoi. Et pourquoi donc me conduis-tu si près de ces asiles de mort?...

DICKSON. Parce que j’ai vu de mes yeux Charles se diriger de ce côté, et je voudrais vous en convaincre.

robert. Je t'ai dit qu'il était venu ine saluer à mon départ d'Edimbourg...

DICKSON, descendant la scène et cherchant de* yeux. Depuis ce temps, il a pu faire le voyage. (Le détignant.) Tenez, milord.

Robert va lentement A Charles et lui frappe «ur IVpauL*. CHARLES, te levant. Mon père!...

ROBERT, descendant la scène. Je vous trouve ici, coupable d'avoir quitté le service de sa Majesté pour l'amour de cette fille...

que je vous avais défendu de revoir, pour votre honneur et ma dignité...

Charles. Milord !...

robert. Oui, monsieur, pour votre honneur... je le sais, moi qui ai voulu voir, avant de vous séparer d’elle, si cette femme solitaire cachait un cœur pur dans sa mystérieuse existence. Elle vous a dit, n’est-ce pas, qu’elle devait son opulence à un protecteur généreux et assidu; elle a joué le rôle intéressant de la femme étrangemeut jetée dans la vie... Eh bien, moi j'ai découvert et l’histoire et l’énigme. Mes espions, Dickson, et moi, avons vu ce protecteur qui se masque, entrer souvent chez elle. . . non pas en plein jour, mais la nuit, mais à l’heure discrète et sombre... Un tuteur généreux qui veut que sa pupille soit à la fois heureuse et honorée, choisit-il, dites-moi, pour s'approcher d’elle l'heure du sommeil ou du plaisir... lien 'est pas un

Vt MAGASIN THEATRAL.

protecteur utile, mais un amant discret qui : l'enrichit et la protège.

CHARLES. Milord!

ROBERT. Mais il arrive qu'un amant a quel- ; quefnis aussi sa générosité. Il arrive qu'après avoir déshonoré une jeune lille, il lui permet de chercher un époux il l'aide du mensonge qu’il protège... il arrive que la jeune fille belle et parée se met à son balcon attend le pas-

sage d'un gracieux cavalier... qui, séduit patson aspect rêveur, s’approche d'elle, écoute le récit mensonger de sa mystérieuse existence et se laisse conduire, amoureux et trompé, jusqu'au pied de l’autel, où s’accomplit le mariage. Ce fait se passe maintenant à Edimbourg; nous savons le nom de la jeune fille qui se mit h son balcon; elle se nomme Henriette; vous n’ignorez pas le nom du cavalier qui passa sous la fenêtre, et nous saurons bientôt, jefespère, celui del’amaot qui s’efface et rit sous son manteau, de sa belle aventure.

CHARLES. Milord, si je devais être ainsi victime, je ne |)ourrais jamais assez vous rendre grâce. . . mais j'espère encore. . .

robert. Que je suis dans l'erreur?... Je ne me révolte pas contre votre incrédulité, mais je me réserve le droit de vous convaincre et de vous consoler. Retournez donc à l'instant au palais d'Edimbourg; tel est mou désir, tel est mon ordre , que je vous transmets sans colère.

Charles. Je partirai, milord.

ROBERT. Allez... et u’ouhlicz pas que votre père vous prépare un mariage digne de vous et de lui. (A Dickson en lui tendant la main droite.) Ote-moi cegantelet, Dickson, {üirkton lui oie le gantelet.) Allez, et votre juge qui vous pardunne, vous permet de lui baiser la main.

li lui dotino sa inain à baiser.

CHARLES, se retirant après lui aunir liaisé la main. Dieu vous garde, milord.

VVWVVWWWVVVVVV VIVVVVUVVVVVVVVVVM V .«< VWVAIMVVWV VAX V

Page 1