SCÈNE III
THOMAS, in dehors.
C'est moi... Thomas... (Il parait à la fenêtre, tenant un enfant dans »•-* bras.) Un peu en retard, comme d'habitude...
mais... personnel... ah! ils donnent encore... cependant, il fait grand jour. (T son enfant.) Attends, mon garçon, je vas d’aîwrd te poser là... (Il U passe par la fenêtre et le met sur le banc.) La |Mirte est fermée, ( enjambant la fenêtre) et nous pouvons bien nous permettre d’entrer ici par la fenêtre, car nous sommes tous deux de la famille. (A son enfant qui dort.) Comment, John, vous donnez ainsi, au retour du voyage! cela si' passera, mon garçon, et dans une quinzaine d'années, quand vous reviendrez, après une absence, au foyer de la tante Catherine et de la cousine Henriette, qui aura seize ans, alors, vous aurez l’œil plus ouvert, le cœur moins calme, et., jusque-là, pauvre enfant... dors heureux , dors longtemps. . . mais prends garde do t’endonnir du sommeil de ta pauvre mère, qui, peu de jours après ta naissance, a fermé ses beaux yeux pour ne plus se réveiller I... pauvre femme!... (S'essuyant les yeux.) Allons... je m’étais promis de n’y plus penser. (S'approchant de la porte de la chambre, et prêtant l'oreille.) Personne ne bouge. .. est-ce qu’ils seraient sortis? (Il pousse la porte et regarde dans la chambre.) Comment! tous deux déjà partis... et Catherine a laissé sa fille seule... (Il entre dans la chambre.)^», son berceau est vide... (rentrant en scène) cela commence à m'inquiéter... il faut que je questionne aux environs. . . (S’arrêtan t. après aroir ouvert la porte du fond.) Et John?...
précisément il y a là un berceau qui l’attend. . . je ne serai pas long.
Il prend son fils endormi et entre dans la chambre. Catherine entre par la porto do gauche, elle est pâle et défaite.
CATHERINE. Et j’ai été forcé de le regarder s’éloigner sans pouvoir le suivre I
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