MAGASIN
ttiomas. Quinze ans?...
uenry. Vous eussiez alors compris que l’enfant dont on parle dans la lettre tl'est autre que moi dans mon enfance...
THOMAS. Toi?
HENRY. Vous eussiez compris que l'amant était mon père...
THOMAS. Ton père?...
HENRY. Et que la femme qui écrivit cette lettre était ma mère...
Thomas. C’était ta mère!... et nous t'accusions...
HENRY. Vous m'accusiez d’une infamie...
THOMAS. Nous pardonneras-tu, frère?...
HENRY. Vous êtes déjà pardonnés... mais ne doutez jamais de Henry.
THOMAS. Oh! laisse-moi courir trouver Catherine...
Henry. Non, pas encore. Écoute, Thomas, ce. qu’à mon tour je vais te confier... Cette boite, qui a causé votre erreur, m’a fait connaître ma famille, qui, noble et puissante, a déjà maudit mon mariage avec Catherine et la naissance de ma fille; déjà, tu le vois, j'ai prudemment enlevé de ma maison notre fille, que j’ai cachée sous bonne garde ; il faut que cette nuit même Catherine en sorte aussi, et c’est pour cela qu'ai ant besoin de ton secours, l'envoyais des messagers à ta rencontre.
THOMAS. Que faut-il faire 7
HENRY’. Que cette nuit vous partiez, Catherine, John et loi, pour Édimbourg; que vous disant mari et femme, vous alliez loger dans le petit faubourg, où je lie tarderai pas à vous joindre avec ma fille...
THOMAS. Cela sera fiait.
HENRY. Seulement alors, tu raconteras tout à Catherine, en lui disant bien que quoi qu’il puisse arriver, elle partagera la fortune de Henry... de Henry qui fait ici le serment de ne jamais souffrir entre lui et ceux qu’il aime ni distance ni séparation...
THOMAS, entendant du bruit, après avoir entr’ouvert la porte du fond. Mais voici Catherine!
HENRY. Évitons-la, suis-moi... toute explication maintenant pourrait causer peut-être une imprudence.
Thomas. Je dois venir la revoir à la Gu du jour.
uenry. Alors seulement, tu la décideras à partir. .. Suis-moi.
Ils sortent par 1a gauche.
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