Grue-soldat, ainsi nommée à cause de la poche
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rouge qu’elle porte sur la poitrine et qui lui donne une sorte d’aspect militaire. (P. 186.)
45. Gringo, nigaud, est un terme de mépris fréquemment employé par les Hispano-Américains pour désigner un Européen ou toute autre personne étrangère à leur pays ou à leurs habitudes. (P. 187.)
46. Espaces marécageux recouverts en général par des roseaux ou par de hautes herbes aquatiques. (P. 188.)
47. Nom donné par les gauchos aux œufs épars du Rhéa. (P. 1Ô8.)
48. Uavestruz petise appartient à des latitudes plus froides que celles fréquentées par les espèces plus grandes. Elle ne dépasse pas au nord le Rio-Colorado qui borne les plaines de la Patagonie. (P. 202.)
49. On n’a découvert que récemment qu’il existe deux espèces de rhéas. Le vieux moine styrien Dobrizhoffer, qui écrivit une Histoire des Abipones, tribu des Indiens Chaco, mentionne les deux espèces dans son livre. Cependant son assertion resta discréditée jusqu’à ce que le grand naturaliste Darwin eût donné une description de VAvestruz petise dont il se procura un spécimen pendant sqn séjour en Patagonie. L’oiseau a reçu le nom de Struthio Dartoinii, tandis que l’espèce plus grande est appelée Struthio Rhea. (P. 203.)
50. Vizcacha ou Bizcacha (Calomys viscacha) ; cet animal est caractéristique des Pampas. On le trouve 'au sud jusqu’au Rio-Negro, latitude 41*, et à l’ouest jusqu’au pied des Cordillières, où il est remplacé par une espèce analogue dont les habitudes sont plus montagnardes. A l’est, il n’a pa» dépassé la rivière de l’Uraguay, ce
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qui est assez étrange, car les plaines de la Banda Oriental sont semblables à celles qu’il fréquente il l’ouest de la rivière. Il est trèsrcommun autour de Buenos* Ayres et sur tous les districts recouverts par les grands chardons. (P. 209.)
51. Le genre cavia dont- il existe plusieurs espèces, au nombre desquelles se trouve le petit animal nommé ' cochon d’Inde. (P. 209.)
52. Noctua crinkulaTia. Un hibou de mœurs analogues fréquente les villes des chiens des prairies de l’Amérique du Nord, mais il est d’espèce différente. (P. 211.)
53. Pendant sa vie, il était appelé Ei Suprême, le suprême, par ses sujets paraguayens qui, tremblant devant lui, croyaient sa puissance presque divine. Après sa mort, ils le désignaient sous le nom de «ElDefunto », le défunt, et ne prononçaient ce mot qu’avec hésitation et en jetant autour d’eux un regard d’effroi comme s’ils eussent craint sa résurieclion. (P. 223.)
54. Rien n’est plus remarquable dans une forêt tropicale de l’Amérique du Sud que la présence de ces végétaux parasites et des épiphytes désignées en espagnol sous le nom de * Sipos » ou € Llanas » et en français sous celui de lianes. Il en existe une variété infinie. Certaines ressemblent à de gros câbles, tandis que d’autres sont aussi minces que de la corde à fouet. On en trouve d’assez longues pour servir de ficelle à cerfvolant, et leur solidité peut se comparer à celle du chanvre tordu? (P. 256.)
55. Le cocuyo ou grande mouche à feu est l'un des insectes les nlus curieux et les plus beaux des contrée
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tropicales. Il possède nne paüre de grands yeux ronds brillant d’une forte lumière verte ; il a en outre sur l’abdomen un large espace étincelant qui n'est visible que pendant le vol de l’insecte. On emploie souvent cet animal pour orner les tresses noires des dames hispano-américaines et quelquefois môme leur toilette. (P. 256.)