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TEINTURE EN PIÈCES

Tel est le cas de tissus très légers, tels que les crêpes et les crêpes de Chine. Il en est de même des tissus obtenus avec des matières à bas prix, peu résistantes.

La teinture en pièces permet en outre de livrer très rapidement, prêtes à être vendues, des pièces préalablement tissées en écru, qu'on revêt ensuite des couleurs et des apprêts réclamés par la consommation.

La teinture en pièces s'eifectue sur des tissus de diverses natures, formés de soie pure ou mélangée de laine et de coton. La soie forme presque toujours la chaîne dans les étoffes mixtes.

Le teinturier en pièces doit résoudre des difficultés toutes spéciales résultant de la composition des tissus qu'il doit teindre. Il n'a pas à se préoccuper des genres crus ou souples, il est vrai, la soie est toujours cuite et complèteroent décreusée avant d'être teinte, mais il doit obtenir des nuances parfaitement unies et régulières, sans marbrures ni vergures, ce qui n'est pas sans présenter de sérieuses difficultés. En outre, la présence de textiles de nature différente, devant être teints souvent en nuances uniformes, complique beaucoup ce problème. Si la soie et la laine se comportent à peu près de même vis-à-vis des matières colorantes, le coton a des propriétés absorbantes toutes différentes de celles des textiles d'origine animale. En général, il n'absorbe les matières colorantes que par l'intermédiaire des mordants. La découverte des matières colorantes artificielles dérivées du diphényle et du ditoljle, se fixant sans mordant sur le coton et servant de mordant pour d'autres matières colorantes, a beaucoup contribué, il est vrai, à faciliter la teinture des pièces soie et coton. Néanmoins, la bonne exécution de la teinture en pièces nécessite une connaissance approfondie des matières colorantes et des mordants. On a obtenu, parfois, des effets curieux en utilisant les propriétés absorbantes différentes de la soie et du coton convenablement mordancés sur pertaines manières colorantes ; il a été possible de préparer

des tissus dont chaque face, formée l'une de soie, Tautre de coton, était revêtue à la teinture de couleurs différentes.

Néanmoins, la teinture en pièces comporte l'usage de méthodes générales que nous avons décrites à propos de la einture en flottes. Elles doivent être complétées, dans le cas

FiG. Gl. — Barques accouplées pour le décreusa^

destissusmixtes,parrappropriationdecesméthodes aux propriétés absorbantes du coton et de la laine. Ce qui diffère le plus dans les deux modes de teinture, c'est le matériel : pour réaliser les mêmes effets, il doit être modifié suivant la forme des textiles qu'il est appelé à manœuvrer. Dans toutes les opérations, teinture, lavage, séchage, les pièces doivent être

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