MIREILLE
d'être aimée du petit Vincent (Clément), qui débute ce soir avec son béret blanc.
Très bien, jeune homme. Comme disait le brave maréchal : « C'est vous qui êtes le ténor. Continuez, mon ami. »
Deuxième tableau. — La place des courses d'Arles : au fond, le clocher de Sainte-Trophime, la cathédrale d'Arles. La farandole ouvre l'acte, — rien de digestif comme une farandole ; les femmes sont endimanchées et ont remplacé le fichu noir par une dentelle blanche ; une dizaine de danseuses plus décolletées, — jamais assez ! avec un costume plus pimpant. Puis, deux travestis en tambourinaires, avec le petit galoubet tenu de la main gauche et le tambourin à la ceinture.
Ici Mireille et Vincent chantent le fameux duo de « Magali ». Oh! ce duo, l'ai-je assez entendu dans les salons, chanté par une jolie dame et un gros monsieur qui se faisait « abeille ou papillon I »
Arrivée d'Ourrias, le bouvier. Culotte de buffle, chemise relevée jusqu'au coude à la Marins, sur la tête un foulard rouge à nœud tombant, et sur l'épaule, bien drapé, un grand manteau sombre. C'est Taskin le superbe. Le père de Mireille (Fournets) s'est fait la tête de Gounod, et comme il est riche, il refuse sa fille au père de Vincent. Malédiction finale. Brrrrr ! (C'est pour vous imiter la malédiction).
Deuxième acte. — Une gorge sombre dans la montagne. C'est là que le petit Vincent reçoit d'Ourrias un coup de pique qui l'envoie rouler dans le torrent. Le tonnerre éclate, c'est bien le moins. Dzing!! (C'est pour vous imiter le tonnerre).
Deuxièm,e tableau. — Un champ aveuglant de lu-