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282 LA SOIRÉr:; PARISIENNE

mière, rôti par le soleil de Daudet. Çà et là quelques maigres mûriers. Té ! voilà le berger Andreloun (Auguez). Est-il gentil avec son l)éret sur l'oreille et son biniou. « Heureux petit berger », lui chante Mireille. Et Andreloun disparaît en jouant du galoubet dans la campagne ensoleillée. Tuli, Tulo. (Ça, c'est pour vous imiter le galoubet.)

Troisième acte. — Chapelle pittoresque. Par le porche s'engouffre une longue procession avec bannières, de bergers, de marins, de bouviers. Tiens, Vincent n'est pas mort, et la meilleure preuve c'est qu'il s'inquiète pour le teint de Mireille :

Brillant soleil d'été, fais grâce à sa jeunesse, Épargne sa beauté!

Bah! avec un peu de veloutine. Retour de Mireille, et ici le fameux duo si populaire : l'A^nour de son fimnheau divin. On applaudit, on acclame tant et tant que Mireille s'évanouit, mais elle revient à elle et elle épousera le petit Vincent, ce qui me fait vraiment bien plaisir.

Et, maintenant, il y a eu tant de premières cette semaine que le besoin d'un dodo réparateur se fait sentir :

L'a nuit sur nous étend ses voiles,

Et mes beaux yeux Se fîch'ent pas mal des étoi-oi-les

Au fond des cieux.

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