LE RETOUR DE COQUELIN PRODIGUE
Décembre 1889.
Il neigeait, il neigeait !... et ma voiture mettait une petite heure pour aller du cercle à la Comédie-Française ; mais que m'importait ! non, mais que m'importait!... Pendant ce temps on jouait le Cas de Conscience, de M. Octave Feuillet. Or, le seul « cas de conscience », pour moi, c'était de voir la rentrée de Coquelin, de Coquelin aîné, de Coquelinle GRAND PENSIONNAIRE.
J'arrive à neuf heures : une jolie salle; aux fauteuils, tout le dessus du panier des clubs, des arts et de la littérature ; dans les loges, les plus gracieux échantillons du vrai monde, du théâtre et du demimonde. La toile se lève, et j'aperçois S. M. Louis XI (Silvain) assis à la table de ce bon Simon- Fournier. J'aurais cru que le farouche compère d'Olivier-le- Daim avait l'air moins bon enfant, mais à cette tablelà on doit bien manger, car Garaud et M"^^ Lynnes m'ont paru potelés à point. Qui sait ? On a peut-être tué le veau gras.
Exquise l'apparition de Loyse (Reichenbcrg) avec