‹ La soirée parisienneChapitre 36 sur 128 · FANNY LEAR · texte numérisé non relu

FANNY LEAR

14 février 18S9.

Non, vraiment, MM. Meilhac et Ilalévy, ce n'est pas bien ! Ce n'est pas une raison parce que M. Victorien Sardou a été parfois accusé — bien à tort — de prendre les pommes du voism, pour que vous vous soyez cru autorisés à lui enlever à deux jours de date son sujet de Marquise,

Car je l'ai reconnue, votre Fanny Lear, ou plutôt votre Lydie Garousse. Ennuyée de faire rire sur la rive droite, au Vaudeville, elle a voulu faire pleurer à l'Odéon. Aussi le profil de Gavroche gouailleur et spirituel de Réjane a été remplacé par le masque sévère et tragique de Tessandier, — l'accent faubourien a cédé la place à l'accent anglais (la voilà bien la dissimulation, la voilà bien!) et les jupes fraise-écrasée et vieil or aux robes de dentelle noire — sombres et garnies de jais comme celle de Catherine de Médicis.

Le joyeux marquis de Campanilla a fait place au marquis de Noriolis (on aurait pu changer au moins le titre) qui, en passant à l'Odéon est devenu fou, — influence de l'air, et a pris une magnifique tête de

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