‹ La soirée parisienneChapitre 37 sur 128 · FANNY LEAR · texte numérisé non relu

FANNY LEAR

vieillard, que je reverrai souvent clans mes rêves.

Pour détourner nos soupçons, tout le monde a copié une personnalité connue. De Fondreville (Dumény) a pris, je ne sais pourquoi, les traits de Caran d'Ache, lorgnon compris, Birnheim (Colombey) nous a montré un Noblet à la ville, c'est-à-dire un Noblet chauve ; Cal lières (Candé) a reproduit, à s'y méprendre, Henri Gervex, et quand le docteur Risley est entré, il n'y a eu qu'un cri dans la salle : C'est Wilson! En effet, même barbe, même cheveux en brosse, même œil atone et vague... Ça en fait un de plus à ajouter aux vingt qu'avait découverts M. Numa Gilly. Ah! comme on voit bien que nous n'avons plus de ministère!...

M™° Sisos avec sa robe mauve garnie de dentelles, la jolie M^'° Dheurs, la ravissante M'^° Panot, jusqu'à la bonne Leturc, si accorte, toutes ces dames ont copié la grâce, l'élégance et le chic des artistes du Vaudeville. La chambre du marquis de Noriolis, aux Charmettes, a une pendule comme celle du château de Lydie Garousse, et le parc de Frondeville- a les mêmes perspectives que celui du Vaudeville. Il est vrai qu'on ne tire pas de feu d'artifice ; mais cela ne saurait constituer une différence que pour Edouard Philippe.

Vraiment, se dépouiller ainsi entre académiciens du même sexe, ça n'est pas bien. Il y avait déjà Marquise^ la Petite marquise, les Marquises de la Fourchette. Etait-il bien nécessaire d'inventer une Marquise de la nve gauche ?

P.- S. — On m'affirme sur l'honneur quo la repré-

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sentation de Fanny Lear u eu lieu antérieurement à celle de Marquise.

Alors ce serait donc au contraire M. Sardou qui...

Oh ! ce serait trop invraisemblable l

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