‹ La soirée parisienneChapitre 6 sur 128 · L'AFFAIRE EDOUARD · texte numérisé non relu

L'AFFAIRE EDOUARD

Janvier 18S9.

Cette affaire devait passer beaucoup plus tôt au tribunal des Variétés; mais sur les conclusions des demandeurs Georges Feydeau et Maurice Desvallières, elle avait été remise à huitaine. Pendant ce temps, on a travaillé, on a remanié, ces messieurs ont creusé leurs plaidoiries, ces dames ont pioché leurs robes, et ce soir l'audience était ouverte à neuf heures et demie, après que Marins Boulard, le chef d'orchestre, eut dit à sa façon : « Silence, messieurs î » en commençant une valse suave.

Nous apercevons dans l'auditoire le public habituel des causes célèbres : Desmazières, Camondo, Troubetzkoï, Saintin, Le Harivel, Saint-Didier, deLarnac, Dreyfus, d'Andigné, etc. ; du côté des artistes : Invernizzi, Cécile et Marguerite Caron, Cerny, Marie Brindeau, Demarsy, Yvette Guilbert et Sorel qui, un moment, étaient compromises dans l'affaire, etc.

Là-dessus, si vous le voulez bien, je vais usurper les fonctions de président et poser quelques questions aux accusés.

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