‹ La soirée parisienneChapitre 79 sur 128 · LE DROIT DU SEIGNEUR — MA CAMARAD · texte numérisé non relu

LE DROIT DU SEIGNEUR — MA CAMARAD

27 mai 1889.

Depuis que M. Dcrciibourg a abandonné la musique pour le grand art, M. de Lagoanèrc ne pouvait se consoler de ne plus monter tous les soirs à son pupitre de chef d'orchestre. La mise en vente du théâtre des Bouffes lui a fourni une occasion non seulement de reprendre le sceptre directorial, mais de rebrandir d'une main ferme le bâton du commandement.

Hier soir, gai, souriant, heureux comme un homme qui rentre dans son élément, il tapait à neuf heures moins le quart trois petits coups secs sur son pupitre, et nous servait l'ouverture du Droit du Seigneur. Pour son début, il ne pouvait avoir la main plus heureuse. Il a trouvé pour monter cette pièce, qui fit les plus beaux jours de Beaumarchais et de la Gaîté, un Ribolais (Piccaluga), faisant un sort à chacun de ses couplets. Le baron, c'est Montrouge, qui n'avait jamais chanté une partition aussi complète et qui me disait avec modestie qu'il avait des notes de ténor, et que, quant aux autres..., il les passait sous silence.

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