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LA PORTEUSE DE PAIN

Oo couplet, dit par Fugère, se termine par le pas dos boulangers en délire. On trépigne d'aise au para dis. 'Le rideau est relevé trois fois> et le pauvre l''a^',ère ne s'arrêie qu'à bout de voix, de jambes et de (>ouffle.

Il a toutes les chances, le général. Dans les revues, dan.^les drames, toujours lui... même quand ce n'est pas lui.

Quatrième tableau. — Les deux mansardes. — Décor coupé d'un pittoresque achevé, montrant en scène la chambre d'une modiste et celle de la porteuse de pain. Au moment où je vais m'attendrir et faire usa^e du mouchoir n° 3, entrée de Cri-Cri et de Têteen-Buis, déguisés en chevaliers et si drôles que je remets mes larmes à une autre fois.

Cinquième tableau. — Retour au salon de Mary iïarmant. Vous savez le salon vert d'eau. Vous le «connaissez. Je n'insiste pas.

Sixième tableau. — La boulangerie viennoise, un modèle du genre, une boutique type avec sa profusion de pains de toutes sortes. Trente-deux modèles de croissants, de gâteaux, etc. Ah! j'ai découvert comment on fabriquait le pain viennois. On pleure toat le temps dessus, et c'est ce qui donne un petit goû'; salé.

On relève le rideau deux fois pour acclamer Emilie ] .erou.

Septième tableau. — Chez Vavocat. — Intérieur simple, orné, je ne sais pourquoi, de deux marines.

On me dit que c'est pour montrer qu'il a l'habitude de la barre; moi, je veux bien.

Réapparition des trois laissés pour compte des grands tailleurs. Tous braves gens, et si bien mis! Oui, oui, l'innocence sera reconnue. J'en ai l'intime conviction.

Huitième tableau. — Le clou de la soirée. La rue Gît-le-Cœur, vue prise de la rue Saint-André-des- Arts. Au fond, la Préfecture et le clocher de la Sainte-Chapelle. Le milieu de la rue est ouvert par des travaux d'égout. La maison de droite est praticable de haut en bas, et celle de gauche est garnie d'échafaudages. Vous saurez plus tard pourquoi. Un peu de calme !

Le jour se lève : ouvrières se rendant à leur ouvrage, pêcheur à la ligne matinal, gaziers venant éteindre les réverbères, gardiens de la paix faisant leur ronde, chiffonniers se plaignant du « Tout à l'égout '). Tout cela très exact, très vivant et très bien mis en scène.

Patatras! L'échafaudage tombe sur la porteuse de pain et sur Cri-Cri. Gros effet très bien réglé.

Emilie Lerou revient saluer. Elle n'est donc pas morte.

Merci, Montépin! merci!... Et moi qui allais pleurer.

Neuvième tableau. — Un splendide hall moderne où l'innocence de la porteuse de pain est reconnue, grâce aux papiers trouvés dans un cheval sauveur, un cheval noir... vous m'entendez bien... le cheval du boulanger... toutes les chances, je vous répète.

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