‹ La soirée parisienneChapitre 97 sur 128 · AUX FOLIES-BERGERE · texte numérisé non relu

AUX FOLIES-BERGERE

finit par aller chercher les policemen, et la soirée s'achève par une poursuite épique.

Nous avons encore noté le jeu étonnant de Paul Martinetti, l'àme de ces folies poussées à l'extrême. Il a des mouvements de physionomie, des ahurissements, des soubresauts! A certain moment, ses camarades l'ont descendu au rez-de-chaussée par une corde passée sous les aisselles, en se servant de l'ouverture du plafond crevé.

Au moment où il va être remonté avec les reliefs du dîner, il est surpris par la maîtresse de la maison. Alors, successivement hissé et rabaissé par la corde, il exécute malgré lui des pas aériens comme la mouche d'or au nez de la dame stupéfaite. C'est irrésistible.

Ah! oui! C'est une terrible night! — Depuis que j'ai vu cela, ma chère, disait une petite dame du promenoir, j'ai des rêves si agités que je n'ose plus coucher seule.

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