‹ La solution; ou, Le gouvernement direct du peopleChapitre 5 sur 6 · LOUIS-NAPOLÉON BONAPARTE · texte numérisé non relu

LOUIS-NAPOLÉON BONAPARTE

« Elysée-National, le 12 novembre 1850. »

Voilà qui est net. C'est carré. La signature y estet la date. La volonté du Peuple est la loi ; la loi sqpréme, la som^"

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légitime. Impossible de le mieux dire. M. Louis-Napoléoa Bonaparte, président de la République française, est donc bien des nôtres.

Ce n*est pas tout. Nous n'avons pas seulement pour nous Texécutif ; nous avons encore le législatif. L'Assemblée nationale a battu des mains à cette fin du Message. Elle s'est montrée transportée ! La majorité, acclamant à ces paroles, a donc acclamé au principe de*la Souveraineté du Peuple. (Singulier temps que celui où Ton est heureux de se prouver qu'un président de République et une Assemblée, nommés au suffrage universel et tirant uniquement du Peuple le pouvoir qu'ils exercent, veulent bien reconnaître que le Peuple est la source du pouvoir ! )

Au reste, l'Assemblée législative a donné une autra» preuve non - seulement qu'elle reconnaît , mais encore qu'elle chérit la Souveraineté du Peuple. Sa loi du 31 mai, demandez-le lui, n'a eu qu'un but, celui de purifier l'expression de cette Souveraineté. Témoignage d'une tendresse incontestable !

La Souveraineté du Peuple est confessée à demi par les légitimistes , pleinement par les orléanistes, par les bonapartistes, par le président de la République et par l'Assemblée législative. Quant à la démocratie, lui demander si elle tient pour le gouvernement du Peuple par lui-même, ce serait demander au soleil s'il est partisan de sa lumière. On ne fait pas de ces questions-là.

Si, d'un consentement unanime, le Peuple est souverain, il est naturel et légitime qu'il exerce sa souveraineté.

Si le Souverain ne veut plus nÉLÉeuER, mais exercer, qui lui en contestera le droit?

Au fond , la thèse que je produis n'a donc pas d'adversaires sérieux. Je me suis battu dans le vide. Tous les partis sont avec nous.

« Les partis, m'entends-je dire, oui. Ils n'ont rien â ob- « jecter à la Souveraineté nationale. Tous la proclament. * Tous prétendent s'appuyer sur la volonté nationale. Au- « cun d'eux n'oserait dire : Nous voulons que la Nation «« soit gouvernée par quelque chose d'autre que la volonté «« nationale, par quelque chose d'opposé à la volonté du « pays? Non, aucun.

M Cependant, les chefs des partis, leui*s hommes d*État, u leurs Burgraves ne seront pas pour votre théorie. On

«•vous cKerait facilement cioquantu ooiuii : M. Tbiers,

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J'ÎDlerromps : " C'est vrai, et j'eo suis coDvaÎDCu d'a-

«• Tance. Mais l'opposîtioD de ceui-ci est »aus valeur, et

•• DOUE De nous y arrêleroDS pas. Les bomiDeB d'Etat, en

- effet , sont tout simplement des bommee qui ont un étal :

« ils se sont choisi pour élat de gouverner les autres. Se-

' •• rait-11 raisoDuable d'exiger qu'ils se montrassent favora-

« blés à une mesure qui, comme diaeut les conducteurs de

, « messageries, les met fi j)i>ri.^ Non. El pour emprunter en-

' •• core au même langage, j'ajoute que leur jugement, en celte

• occasion, n'est que la mauière de voir de la eonourrence.

• Il n'y a pas à y prendre garde. -

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