I. De LeDZ, Beethoven el ses trois styles, p
Les trois Sonates pour violon, op. 12 (1798), n'offrent point de particularités à signaler.
En face de la Sonate suivante, op. 13 (1798), nous faisons nôtre la boutade de de Lenz : « Nous voudrions ne pas avoir à (( parler de c^t ouvrage après les flétrissures qu'il a subies (( pendant cinquante ans » (il en a encore subi bieji d'autres depuis le temps où ces lignes s'écrivaient!) « dans les penu sionnats et autres institutions où l'on n'apprend pas le « piano. Le nom de Beethoven y résonne-t-il d'aventure? La « dame du logis sort, non sans peine, de dessous des cahiers « richement reliés un papier écorné qui n'eut seulement pas « les honneurs de la sépulture en maroquin. Livré au natu- « rel, son sort fut d'être dépecé par les élèves comme l'âne « mort à la barrière du Combat dans le roman de J. Janin. u Du plus loin que vous voyez le cahier, vous vous écriez « effrayé : « Madame, c'est la pathétique ! — Oui, Monsieur, « c'est Beethoven I » fait-elle avec un sourire capable. Prenez « alors la poste, l'omnibus même qui viendrait à passer, mais « n'entendez pas la timide et charmante enfant, les cheveux tt roulés en spirale, vous servir la pathétique au sucre « d'orge*. «
Cette œuvre, à la malheureuse destinée, est la plus avancée, comme structure, des Sonates de la première manière ; elle contient une cellule cyclique qui influence chacun des trois mouvements. Elle est contenue implicitement dans l'Introduction ; elle forme la phrase initiale de la seconde idée du premier morceau :