‹ La sonate, étude de son évolution technique, historique et expressive en vue de l'interprétation et de l'auditionChapitre 46 sur 74 · W. de Lenz, op. cit., p. i · texte numérisé non relu

W. de Lenz, op. cit., p. i

cellule

« L'Allégro con brio ed appassionato débute par un roule- « meut (le tonnerre giondanl dans les dernières profondeurs « des basses où la foudre éclate en ut mineur. »

K Ce grand engagement des basses en manière de récitatif « est comme une mer se ruant sur la plage, abîmes où la « phrase première est balancée en épaves. Vers la fin de 1'^/- « legro de la Sonate, les flots ameutés de ses figures en douu blés croches s'écoulent limpides sur la tonique d'uT en (( décrivant de longues oscillations d'arpèges, comme un « fleuve qui, après mille obstacles, viendrait confondre son « cours dans une mer infinie'. »

Cet Allegro est bâti sur un premier thème tiré de la cellule, pont par la même cellule, le second thème, en la.^, est en deux phrases. Le développement, court, est fait par la cellule. Réexposition normale, avec phrase concluante.

Le second et dernier morceau de ce grand poème pianistique est une Arielta suivie de quatre variations, d'un développement, d'une reprise du thènic achevée par un développement terminal.

M L'entrée de l'Arietta, qui suit sans interruption, est d'une « ineffable beauté; c'est le bruissement d'une harpe éoiienne; (; la voix venant d'en haut {Stimme von oben) qui appelle (; Faust à elle; le pardon prononcé par la victime, la monta- « gne sainte que gravit le juste aux acclamations de la céleste (( armée et d'où, une dernière fois, il embrassera le monde (( qu'il quitte à jamais ". »

Oui, cette céleste cantilène (qui nous fait, pour notre part, invinciblement penser à la calme et majestueuse pureté du scintillement des étoiles, par une claire nuit d'été) évoque ce qui peut exister de plus noble et de meilleur.

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