‹ La sonate, étude de son évolution technique, historique et expressive en vue de l'interprétation et de l'auditionChapitre 48 sur 74 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Les deux courants ; étude du premier courant : stagnation ou désagrégation de la forme Sonate. Les contemporains do Beethoven (Glemeutï,

DUSSEK, StEIDELT, GuAMKR, WoBtFLL, HuMMEL, RiES, KaLK.BRENSER,

MoscHELBs). Le Romantisme ; les Romantiques (Weber, Schubbrt, Mendelssoun, Chopin, Schumann.)

Après Beethoven la Sonate fut entraînée par deux courants contraires, l'un tendant à la désagrégation de cette forme, l'autre à la cohésion de plus en plus intime de ses divers éléments.

Le premier de ces courants se subdivise en deux apporta opposés que voici :

1° Les contemporains et immédiats successeurs de Beethoven n'ont point compris la nature même de la Sonate, le rôle des thèmes et des tonalités. Les uns ont fait de la Sonate une forme conventionnelle et ont coulé dans un moule préparé à l'avance des thèmes froids et inféconds.

2° D'autres, avec des idées très généreuses et belles, ont été dans l'ignorance plus ou moins profonde des lois nécessaires de la composition musicale, et ne sont point arrivés, malgré de beaux éléments et de la bonne volonté, à établir des œuvres complètement réalisées, où la forme et les idées se tiennent en se corroborant mutuellement.

Dans le premier de ces courants, celui de la stagnation de la forme, se placent les Sonates des Contemporains de Beethoven et des Romantiques ; dans le second, la Sonate cyclique moderne des compositeurs Jrançais, qui donnèrent au monument une cohésion de plus en plus grande.

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