LATTES
Fi. 4. — Sondes béquilles (montrant différentes courbures).
Elles ont deux yeux latéraux, dont l’un est situé immédiatement en avant de la courbure, l’autre sur cette cour-
bure même.
Sondes n’ayant pas besoin d’être fixées.
a) Sondes en caoutchouc. — Sonde de de Pezzer. — Elle se compose d'un tube en caoutchouc vulcanisé, qui, à l'une de ses extrémités, est élargi en forme de pavillon. Cette partie élargie est destinée à se mettre en contact avec le col de la vessie. Les parois sont minces el son calibre intérieur est grand.
I y a deux espèces de sondes de de Pezzer : dans
Fc. 5.
— Sondes de de Pezzer. — x, ouverture centrale : 2, ouvertures latérales 3, pour le drainage vésical après la taille périnéale.
Re l’une l'ouverture se trouve au centre du chapeau terminal, c'est la sonde ouverte, celle qui sert pour la voie rétr Ograde. Dans l'autre le pavillon est fermé à son centre par une par ie tronc conique à la base de laquelle s'ouvrent deux yeux placés latéralement aux extrémités d’un même diamètre : c'est la sonde fermée que l’on introduit par la voie urétrale.
Sonde de Malécot.'— Elle est très analogue à la précédente. Son pavillon est formé par deux bandes de caoutchouc
formant coquille au-dessus de
deux fenêtres placées dans la
continuilé de la sonde laté-
ralement en des points symé-
triques.
Ces deux coquilles élar- mn gissent suffisamment son cali- | |
bre, pour qu'elle puisse rester
dans la vessie sans aucun autre
moyen de fixation, en venant
s'appuyer comime le pavillon
de la sonde de de Pezzer sur
le col vésical.
b) Sondes en gomme. — Spa ; FiG. 6. —" Sonde Fic. 7. — Sonde Sondes d'Hamonie. — M. I de Malécot. Manon
D: Hamouic a présenté à l’associalion française d’urologie une nouvelle sonde à de-
Mt Us meure (1). Elle présente, à son extrémité vésicale, deux petits ressorts en acier divergent et formant entre eux un écart assez prononcé. Les deux ressorts sont fixés dans la substance gommeuse et sont disposés de telle façon que lorsqu'on les rapproche, ils forment l'extrémité de la sonde. Deux anneaux sont fixés à la partie interne des ressorts à des hauteurs telles que lorsque la sonde est fermée, ils
sont exactement superposés. :
Avantages et inconvénients de chacune de ces sondes.
Autrefois, lorsque les seules sondes employées étaient les sondes métalliques, on les fixait à demeure. Boyer, qui a indiqué un mode de fixation assez compliqué de ces sondes et qu'on retrouvera plus loin, indique en même temps les graves inconvénients qui peuvent résulter de leur emploi. Elles sont aujourd'hui complètement abandonnées. \
Il reste à choisir entre la sonde en caoutchouc vulcanisé el la sonde en gomme.
La sonde en caoutchouc vulcanisé, que tout d'abord on serait tenté de prendre à cause de sa souplesse, présente de ee fait même plusieurs inconvénients. Ses parois sont assez épaisses, ce qui réduit d'autant la-lumière de son canal. Or, pour le bon drainage d’une cavité quelconque, 1l faut s'appliquer à obtenir un écoulement facile, parlant un canal dont le calibre intérieur soit le plus grand
possible.
(1) Cf. Mémoires, Assoc. frane. mol.. Paris, 1899, p. 579.
Le peu de résistance de ses parois justifie d'autre part le rejet de son emploi. Chez les prostatiques par exemple, dont l’urètre déformé est enserré entre des lobes hypertrophiés, la rigidité de la sonde molle est insuffisante et elle se laisse aplatir.
Enfin elle présente à son extrémité un œil unique insuflisant pour assurer l'écoulement de l'urine.
La sonde en gomme, elle, est suffisamment résistante pour soutenir victorieusement les eforts des pressions urétrales, et ses parois, beaucoup plus minces, laissent un diamètre intérieur beaucoup plus considérable que celui de la sonde en caoutchouc, pour un même calibre extérieur.
Enfin la sonde en gomme présente deux yeux à son extrémité. Ces deux ouvertures nécessairement disposées comme 1l a été dit assurent une communication avec le canal bien suffisante. |
La sonde cylindrique ou la sonde à bout coupé remphssent donc les indications nécessaires. Voyons s'il en est de même pour la sonde conique à bout olivaire. Les fenêtres placées à la base de la partie conique sont à une certaine distance de l’olive, et si l'on admet, comme on le verra plus loin, que, pour le bon fonctionnement de la sonde, il faut que son extrémité vésicale soit placée au voisinage du col, on voit que tout le collet qui supporte l’olive se trouve dans la vessie. Ses parois se rétractent sur elle et sont de ce fait sans cesse 1rritées.
La sonde béquille, outre les avantages qu'elle présente pour son introduction, donne aussi, par la disposition de ses yeux, une garan{ie pour le bon écoulement de l'urine.
LaxcLois. 2