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En effet l'ouverture placée sur la partie recourbée ne se
Fi. 8. — Sonde de Pezzer renforcée (Guyon).
trouvant jamais en contact avec les parois vésicales, elle ne sera Jamais obstruée par elles.
On conçoit.qu'il est nécessaire de choisir des sondes dont les yeux soient le plus rapprochés possible de leur extrémité vésicale, et de ce qui précède on conclut que les sondes qui doivent être employées sont: la sonde béquille, ou bien la sonde cylindrique, ou enfin la sonde à bout coupé avec deux yeux latéraux.
La faible épaisseur des parois des sondes de de Pezzer leur donne le même défaut que l'on à reproché aux sondes molles : le peu de rigidité de leur tube. Elles résistent mal aux pressions de l’urètre, et subissent trop facilement des déformations ; toutes causes qui peuvent, dans certains cas, provoquer leur obstruction. C’est pour obvier à cet inconvénient que lon a proposé de les renforcer sur une longueur de dix centimètres environ correspondant à la région prostatique. Ce renforcement peut être obtenu de deux façons :
1° On accole sur la partie à renforcer une nouvelle feuille mince de caoutchouc :
2° Ou bien parallèlement à l'axe de la sonde et sur sa circonférence, on colle
des bandes de même substance à égale
Et distance les unes des autres. Ce dernier moyen est généralement rejeté, car ces sortes de tuteurs des parois de la sonde peuvent jusqu’à un certain point provoquer son obstruction, ou tout au moins une diminution notable de son calibre intérieur, les pressions de l'urètre rapprochant côte à côte les bandes de renforcement pendant que les parties plus faibles se rephent en faisant saillie dans la lumière de la sonde. La rigidité insuffisante des parois se retrouve dans le pavillon qui peut être, lui aussi, aplati par les pressions vésicales, M. le Prof. Guyon l’a fait renforcer en allongeant un peu et en rendant cylindrique la partie terminale tronc conique de la sonde primitive.
La sonde de Malécot présente les mêmes inconvénients que la sonde de de Pezzer.
La sonde d’'Hamonic tient sans doute très bien, mais elle à aussi un inconvénient. C’est d'appuyer d’une façon un peu trop dure au niveau du col dont elle tend à écarter les lèvres. Son emploi prolongé n’est pas à conseiller.
En somme, les cas spéciaux où l’on pourra se servir des sondes de de Pezzer ou de Malécot, mis à part, linstrument de choix pour le bon fonctionnement d’une sonde à demeure est la sonde béquille, bien faite, bien adaptée
au canal et bien placée.
Mise en place de la sonde à demeure.
Il s'agit maintenant de savoir dans quel rapport seront les calibres respectifs de la sonde et de l’urètre. Il faut d’abord établir une règle essentielle : les parois
urétrales ne doivent jamais être distendues, mais étendues
Te par l'instrument qui doit lui, je l'ai déjà dit, présenter le plus grand diamètre intérieur possible. Il est donc utile de faire l'exploration de l'urètre avec l'explorateur à boule et de mettre une sonde d’un numéro inférieur au numéro de la boule passée. L'urètre varie de calibre avec chaque individu, il n’a pas de capacité analomique ; il n'a qu'une capacité physiologique comme la vessie (Guyon). Il est donc tout à fait impossible dans ces conditions d'indiquer d’une façon précise, le calibre de la sonde qu'on devra employer. On peut dire à titre d'indication que dans les canaux normaux les numéros 18 à 22 de la filière Charrière sont très bien supportés.
Dans les urètres rétrécis ou indurés 1l faut employer des sondes appropriées au calibre du canal, en ayant soin, encore plus peut-être que dans les urètres normaux, s'il s’agit de rétrécissements, de prendre un numéro inférieur à celui de la boule exploratrice qui a franchi le plus petit, afin d'éviter toute compression des parois urétrales. Les sondes cylindriques ou à bout coupé peuvent servir dans ces cas. Les modifications que subit le canal, grâce à la présence de la sonde, permettent d'ailleurs au bout d'un temps très court de la remplacer par une autre d’un numéro plus élevé.
Antisepsie de l’urètre. — Il est nécessaire, avant l'introduction de la sonde, de faire d’une façon aussi rigoureuse que possible l'antisepsie du canal urétral. Il est bien entendu que les instruments eux aussi doivent être aseptiques.
L'asepsie des sondes seules est insuffisante, on com-
prend en effet le danger qu'il y aurait à entrainer, même