‹ La Sonde Vésicale À DemeureChapitre 29 sur 56 · ES = CE · texte numérisé non relu

ES = CE

Rome à

BECRRRS [ITTITI81

Enlèvement prématurée de la sonde.

Ascention de T. due au mauvais fonctionnement de la sonde.

important, qu'on doit chez les retentionistes, non encore

LUE infectés, prendre des soins d’antisepsie plus particuliers : les remarques précédentes suffisent à en démontrer l’importance.

Lorsqu'on se trouve en présence d'un infecté urinaire la sonde à demeure est le meilleur traitement à employer. Elle empêche la stagnation de l'urine infectée dans des

canaux ou des poches, dont la muqueuse enflammée a

an

ZE Da7e RATE LL

Mauvais fonctionnement de la sonde. Chute de T due à la mise en place d'une sonde bien calibrée,

acquis une puissance d'absorption considérable, d'autre part, elle permet sans nouveau traumatisme de laver une vessie, dont le contenu n'est le plus souvent qu'un bouillon de culture.

Et cela est si vrai que lorsque chez un infecté urinaire, la sonde à demeure se trouve déplacée ou fonctionne mal

pour une cause quelconque, qu'elle soit bouchée par un

-grumeau de pus, ou oblitérée par un débris ; on voit aussitôt la température marquer, par une ascension, ce défaut de drainage. L'étude de ces courbes est à ce point de vue parüculièrement intéressante. J'en rapporterai quelquesunes très typiques, sur lesquelles, pour ne pas allonger inutilement le texte, je marquerai les causes qui ont provoqué l’hyperthermie.

Non seulement dans ces cas de sonde mal placée ou de drainage insuflisant la température s'élève, mais encore les autres symptômes généraux de l'infection urinaire apparaissent. La langue devient sale ou sèche et rôtie; les “troubles gastro-intestinaux s'installent, les lésions pulmonaires s’accusent, bref tous les signes de l'infection urinaire s'associent plus ou moins et pour peu qu'on rétablisse un bon drainage et que le sujet ne soit pas arrivé dans un état extrême, on les voit tous s’'amender et même disparaître à la suite de ce simple traitement local qui paraîtrait au chirurgien inexpérimenté, devoir être, à première vue, insuflisant.

Le vrai traitement de l'infection urinaire, le premier à employer, le plus simple, le plus sûr, c’est le drainage vésical. À l'appui de ce que je viens de dire je citerai les

observations suivantes :

Observation XX.

Le nommé B..., Jules, âgé de 65 ans, terrassier, entre dans Île service de M. le Prof. Guyon le3 janvier 1899, salle Velpeau, n° 12.

Antécédents personnels. — Jamais de blennorragie.

Depuis 10 ans, mictions fréquentes.

Depuis 3 ans, mictions plus fréquentes (7 à 8 fois par jour et

autant la nuit).

Mictions difficiles au début.

Jet sans force.

Jamais d'hématurie.

Depuis 6 mois, le malade perd ses urines sans s en apercevoir.

Depuis 10 jours, le malade a des frissons, des maux de tête, une soif vive. Il n'a plus d'appétit.

Il se plaint de douleurs lombaires.

Le 3 janvier, il entre à l'hôpital ayant 39° de température.

RE

Examen : Méat étroit.

Canal libre.

Urines troubles.

Prostate grosse, lisse, régulière.

On place une sonde à demeure.

La température baisse Jusqu'au r1° jour où le malade enlève lui-même sa sonde. Le soir, le malade est pris d'un grand frisson et la température remonte à 409,2.

Le lendemain matin, on remet la sonde à demeure. La température tombe à 36°,6 et se maintient aux environs les Jours suivants,

Page 1