‹ La Sonde Vésicale À DemeureChapitre 30 sur 56 · ER UE · texte numérisé non relu

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Le malade a des sueurs abondantes. Il souffre d'une céphalalgie intense.

La langue est rôtie, rouge sur les bords.

La soif est vive et l'appétit nul.

Le 20 janvier, on enléve la sonde. La température est normale. Le malade est sondé à 4 heures du matin.

23 janvier. — Le malade ne souffre pas. Il ne peut uriner sans sonde. On lui fait le cathétérisme 3 ou 4 fois par jour. Les urines sont moins troubles, mais pas tout à fait claires cependant.

27 janvier. — Le malade va bien.

3 février. — Le malade quilte le service. Il est toujours obligé de se sonder (Voir courbe de température).

Observation XXI.

Le nommé G..., âgé de 70 ans, cordonnier, est entré dans le service de M. le Prof. Guyon, le 18 avril 1896, salle Velpeau, NA2O &

Antécédents personnels. — Blennorragie à 20 ans ayant duré 5 mois. Sans complications.

Il y a 4 ans, mictions fréquentes, surtout nocturnes.

Il y a 3 ans, rétention aiguë complète. Il est sondé en ville.

Il continue à se sonder lui-même pendant 2 mois, au bout de ce temps, il recommence à uriner seul.

- Depuis cette époque, le malade se plaint de fréquence diurne et surtout nocturne.

Douleurs en urinant.

En mars 1896, nouvelle crise de rétention complète. Le malade se sonde lui-même.

Il vient à la consultation de la salle de la Terrasse. A l'examen, on trouve :

Urines claires.

Canal libre.

Prostate très congestionnée, saignant au moindre contact, le lobe droit paraissant plus volumineux. On est obligé de le sonder

ÉSCRO be

sur mandrin. La vessie ne se vide pas, on fait sortir deux litres d'urine. k

Reins, O.

Il est entré à l'hôpital le 18 avril 1896.

On fait des cathétérismes intermittents.

Le 22 avril, la température monte à 38°,

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Le 2h, l'ascension continue jusqu'à 40°,4.

On met une sonde à demeure.

La fièvre tombe le soir.

Le 28 avril, on enlève la sonde. La température monte à 380,4.

On remet la sonde. La température baisse.

Le 7 mai, on enlève la sonde à nouveau. Ascension à 389,7.

Le 8, on la remet. Chute de température Jusqu'au 17, où la lempéralure resle normale après l’ablation de la sonde,

Le malade sort le 14 juin.

Observation XXII.

Le nommé H..., âgé de 55 ans, est entré dans le service de M. le Prof. Guyon, le 2 mai 1894, salle Velpeau, n° 26.

Antécédents personnels. — Il y à 5o ans, chancre mou du gland.

Les troubles urinaires remontent seulement, au dire du malade, à une année.

À ce moment, les mictions sont devenues pénibles, exigeant de violents efforts.

Le jet est à peu près nul.

Les urines sont claires habituellement. Quelquefois cependant elles deviennent troubles.

Pal y a tantôt de la fréquence (8 à 10 fois jour et nuit), tantôt

pas.

Le malade ne s’est jamais sondé.

Il y a 5 jours, sans cause, survient une hématurie totale, l'urine est mélangée de sang et de caillots.

Cette hématurie dure les 2 Jours suivants.

Depuis 2 Jours le malade est sondé 2 fois par Jour.

Examen le 2 mai.

Canal libre.

La traversée prostatique est longue et ne présente aucun arrêt.

Une sonde molle ne peut franchir la région membraneuse. Une sonde béquille n° 18 passe facilement.

Touchér rectal. Prostate souple étalée peu épaisse.

La double palpation ne fait sentir aucun relief prostatique.

La vessie ne se vide pas, elle n’est pas sensible à la distension.

Les ‘urines sont claires.

Le malade est sondé 3 fois par jour et lavé matin et soir à l'eau boriquée et au nitrate d'argent à 1/1 000.

6 mai. — Le malade ne peut uriner sans sonde. Il se sonde

lui-même.

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