CONCLUSIONS
La technique de la sonde à demeure est actuellement bien établie. Les travaux de l’école de Necker en ont déterminé les moindres détails. Du soin qu'on apporte dans sa mise au point, de la surveillance qu'on exerce sur son fonctionnement dépendent exclusivement ses bons ellets thérapeutiques.
A. — L'action physiologique de la sonde à demeure s'exerce sur l’urètre et la prostate, sur la vessie etles reins. sur l’état général.
1° Dans l'urèlre, Vinflammation qu'elle détermine ramollit les parois, aide au cathétérisme et combat le rétrécissement.
2° Dans la prostate, la décongestion qu'elle provoque explique la plupart de ses bons effets.
3° Dans la vessie el les reins, elle a la plus heureuse influence sur la disparition des hématuries et le traitement des rétentions.
4° Contre le mauvais élal général elle est souveraine :
elle amène ordinairement la disparition de la température
Ve
chez les urinaires. C’est le traitement le plus sûr et le plus rapide de l'infection.
B.— L'action thérapeutique de la sonde à demeure varie suivant l’état général du sujet et le degré des lésions urétrales, vésicales et rénales.
Très efficace dans le traitement du rétrécissement de l’urètre et de l'hypertrophie de la prostate, elle n'est pas moins utile au cours des opérations portant sur l’urètre et la vessie dont elle est souvent l’auxiliaire indispensable.
Elle est en effet absolument nécessaire à la suite de l'urétrotomie interne et de l’urétrotomie externe. A la première elle assure l'impunité : après la seconde, elle favorise la cicatrisation.
Elle facilite l'introduction des instruments rigides dans la vessie. Elle est donc le préliminaire nécessaire de certaines lithotrilies. Elle constitue d'autre part le traitement de choix à la suite des lithotrities dans les vessies infectées.
Son rôle dans la cicatrisation des plaies vésicales con-
sécutives à la {aille est également des plus évidents.
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Le président de thèse :