‹ La Sorbonne et les gazetiersChapitre 4 sur 8 · SI · texte numérisé non relu

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du siècle de Louis XIV, M. le duc de Saint-Simon ajoute que rien ne manquait à ce beau siècle, « pas même cette espèce d'hommes qui ne sont bons que pour le plaisir. » Il voulait parler des poètes, des artistes et des critiques de profession, si facilement odieux à ces fronts ridés de bonne heure sur lesquels il est écrit : Hommes sérieux.

L'homme sérieux est l'enneminé du bel esprit. Il ne veut pas de ces importuns qui n'admirent guère. A quoi bon, en effet, ces fiiseurs de critique ? Ils impatientent le lecteur; leur goût consiste absolument à n'avoir pas le goût de tout le monde;

ils imposent leur volonté à la foule obéissante; ils brisent ce .que le public adore, ils relèvent ce qu^il a brisé. Quand ils devraient donner la force et le courage aux impuissants de nos écoles, ils s'appliquent au contraire à leur montrer l'obstacle, à leur faire sonder l'abîme, à leur prouver qu'ils tentent l'impossible.

« O l'étrange chose, disait l'ancien Balzac, qu'un grammairien, qui n'a étudié que les syllabes, prononce hardiment sur les œuvres de tant de grands hpmmes I Voilà, à mon se^s, ce qu'on ne devrait pas souffrir. « Lui-même, Voltaire, qui était le

bon sens et le génie en personne^ il eût voulu que le roî envoyât Fréron... aux galères!

Eh Dieu! que de violences, que de larmes, de colères, d'injures, et quel débordement incroyable de mille fureurs insensées contre les écrivains malavisés qui se figurent qu'il leur est permis de dire : Ceci est bon, ceci est douteux !

Enfin, quand il a bien déclamé, notre hypercritique en latin montrant le monde à ses disciples : <c Allez, leur dit-il, le monde est ouvert *. Suivez les grands exemples que vous avez

* Et postas aperit syrtes,..

— BI- SOUS les yeux; soyez des créateurs, des inventeurs. L^univers se fiût vieux; si vous voulez le prendre, il est à vous.

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