DU JEU DES GOBELETS AVEC DES BOULES DE CU1YBE EN PLACE DE MUSCADES
SECTION Ire.
Des boules qui servent dans ce jeu et de la manière de les escamoter.
Cette méthode de jouer des gobelets avec des boules de cuivre est toute particulière et diffère de la méthode usitée. Avant Conus père, qui en est l'inventeur et qui, seul, l’a mise en pratique, elle aurait été, pour les prestidigitateurs, ce que la quadrature du cercle est pour les géomètres, le grand Œuvre pour les chimistes, et le mouvement perpétuel pour les mécaniciens. M. Conus père a trouvé la solution de ce problème, et a bien voulu me la communiquer. La mort étant venue le surprendre, je crois pouvoir publier ce secret sans blesser la délicatesse.
Les boules dont on se se ' ce jeu sont au nombre de quatre, comme dans le jeu ordinaire des gobelets. Elles doivent avoir environ deux centimètres et demi de diamètre. Elles s’escamotent dans le creux de la main comme les pièces de monnaie, ou comme on le voit dans la description de la deuxième manière d'escamoter la muscade. Quand on a l’habitude d'escamoter de cette manière, la pesanteur de l’objet n’est pas un obstacle; une boule de cuivre est presque aussi aisée à escamoter dans le creux de la main qu’une boule de liège.
Cependant, si on trouvait ces boules un peu trop lourdes, on pourrait facilement les faire creuser par un fondeur en
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cuivre. Mais la grande difficulté consiste à introduire ces boules de métal sous les gobelets, sans qu’on les entende heurter contre les parois intérieures. Il faut qu’elles tombent d’aplomb sur la table en même temps que le gobelet, et de façon qu’en tombant elles restent à peu près immobiles.
Cela dépend en partie, d’abord, d’un léger mouvement de main que l’on ne peut guère exprimer par des mots; cependant, je crois pouvoir en donner une idée en me servant d’une comparaison qui a quelque rapport à ce que je veux dire.
Lorsque l’on jette de loin un objet sur un point quelconque, et que l'on veut qu’il reste sur ce point, ou, du moins, qu’il s’en écarte peu, on sent qu’il faut jeter cet objet en le retenant un peu. C’est un tact d’instinct que l’habitude donne et que tout le mbndë a eu l’occasion d’éprouver. Si ce mouvement de retenue est fait à propos, l'objet reste, ou peu s’en faut, à l’endroit que l’on a visé et sur lequel on l’a lancé; autrement, il roule et s’éloigne de cet endroit.
C'est donc une impulsion manuelle à peu près de cette nature qu’il convient de donner à la boule en l’introduisant sous le gobelet, afin d’obtenir cette immobilité nécessaire ’ jiour que cette boule ne choque pas lo gobelet.'
Mais, malgré tout, et quoiqu’ayant acquis autant que possible ce tact instinctif, on ne parviendrait qu’dVec les plus grandes difficultés, et peut-être jamais, à réussir parfaitement et à coup sûr, si je n'indiquais deux précautions qui sont peu de chose en apparence, et qui, cependant, font' tout le mystère du jeu.
Quand vous sentirez que vous ôtes parvenu à donner à la boule le moins de mouvement possible en l’introduisant, qu’on ne l’entendra frapper le gobelet que rarement et' faiblement, vous aurez fait tout ce que l’on peut faire ; Te reste ne sera plus rien pour exécuter parfaitement les passes dont il est question. Ce sera de mettre sous le tapis de votre table un matelas très-mince fait avec deux morceaux d’une toile quelconque, entre lesquels vous étendrez une couche de son.
Cette substance rompt toute élasticité, et, par ce moyen, rien sous la boule ne pourra la faire sauter. Comme on n’introduit la boule par escamotage que' sous un gobelet, le coussin n’a que peu d’étendue.
Enfin, pour seconde précaution et pour tout prévoir, en posant le gobelet, serrez-le fortement en introduisant la boule ; cette pression amortira le bruit que ferait la boule si, par accident, elle venait à toucher au gobelet. Mais, avant d’avoir recours à. ces moyens, exercez-vous sur une table garnie d’un simple tapis, sans coussin dessous, vous serez plus à portée d’apprécier vos progrès.
SECTION II
Faire passer invisiblement trois boules sous un seul gobelet, Vune après Vautre.
Après avoir démontré qu’il n’y a rien de commun entre cette manière de jouer des gobelets et la méthode ordinaire, vous posez trois boules sur la table, et vous eu aurez une quatrième mise d’avance sur la gibecière ou tablette : cette derniere doit être ignorée des spectateurs.
Vous dites que ces boules pèsent de 100 à 120 grammes et que vous n’en avez que trois.
Vous faites observer qu’il serait impossible de cacher ces boules entre les doigts, et qu’il serait également impossible de les tenir dans lé creux de la main, car leur propre poids les ferait retomber.
Et continuant, vous dites, en prenant une boule de la main gauche sur la table : « Je ne vous dirai pas, comme Messieurs les escamoteurs, que je vais faire passer ces boules à travers la table sous le gobelet, »
En prononçant ces derniers mots, vous faites le geste de mettre la main gauche sous la table, et vous prenez en môme temps, de la droite, la boule qui était sur la gibecière. Et
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toujours en parlant, vous dites, enlevant le gobelet de la main droite : « Vous voyez. Messieurs, qu’elle n’irait pas. (En replaçant le gobelet, vous introduisez dessous la boule que vous avez prise secrètement sur la tablette, et vous remontrez en même temps celle que vous tenez de la main gauche.) Pour la faire passer, voici, Messieurs, comme je m’y prends:
« Je la pose dans ma main, que je ferme, et c’est au moment même où je ferme, que cette boule va se rendre' invisiblement sous le gobelet. (En prononçant ces mots : cette boule, vous la laissez tomber sur la table, pour la reprendre
et l’escamoter.) Regardez bien La voilà passée. » (Vous
levez le gobelet pour faire voir la boule, et en la recouvrant, vous introduisez celle qui vous est restée dans le creux de la main.) Vous prenez une seconde boule, vous l’envoyez de même sous le gobelet, en posant votre main droite sur le bord de la table, pour laisser tomber la boule que vous venez encore d’escamoter. Vous levez le gobelet, pour faire voir qu’il y a deux boules ; mais, cette fois, vous ne les recouvrez pas de suite, vous laissez le gobelet à côté. Vous prenez la troisième boule, vous la mettez réellement dans la main gauche, en feiguant, d’un air maladroit, de la retenir dans la main droite. De plus, en prenant le gobelet pour recouvrir les deux boules, vous faites, en le posant, du bruit en choquant les boules, comme si vous y en introduisiez une que vous auriez dans la main ; ce qu’on croit facilement, puisque la feinte que vous avez faite donne à penser aux spectateurs que vous n’avez pas mis la boule dans la main gauche, et que vous l’avez retenue dans la droite.
Il faut être adroit pour bien simuler cette maladresse. Si, enfin, cette feinte est faite comme il convient, les spectateurs, trompés par les apparences, ne dissimuleront pas qu’ils croient que vous n’avez fait que semblant de mettre la boule dans la main gauche, et que vous l’avez retenue dans l’autre main pour la fourrer avec les deux autres en les couvrant.
Sur cette interpellation, vous dites : a Vous vous trompez. Messieurs, la boule est dans ma main, car je la sens encore.
(On ouvre la main.) Vous la voyez. » Et, levant le gobelet, vous faites observer qu’il n’y a que deux boules.
Vous ne les couvrirez pas de suite, vous laisserez le gobelet à côté, comme vous avez fait dans la passe précédente.
Continuant de parler, vous dites : « Ah ! vous pensiez, sans doute, qu’usant des mômes moyens que Messieurs les esca- ‘ moteurs dont je viens de parler, j’avais introduit par supercherie une troisième boule sous le gobelet, et qu’ensuite, prenant celle-ci, j’avais la prétention de vous faire accroire que je la faisais passer sous le gobelet à travers la table ? u En disant ces derniers mots, vous faites le geste correspon- 'dant aux paroles, vous mettez la main droite sous la table, et vous prenez, avec celle que vous tenez déjà, la boule qui 'était sur la gibecière ; vous placez l’une des deux dansée creux de la main, et l’autre, vous la tenez comme d’abord, au bout des doigts; celle-ci, vous la jetez sur la table, ét,
' sans vous interrompre, vous dites : « Vous étiez dans l’erreur; car, en supposant que j’en aie mis une sous le gobelet (ici, on prend lé gobelet, et, en le reposant, on couvre les deux boules en introduisant avec , celte que l’on avant dans le creux de la main), d’où me viendrait celle-ci (on montre celle qui est sur la table), puisque je n’en ai que trois? Vous "allez voir, Messieurs, que ce ne sont pas là les moyens dont je me sers. Je mets cette boule dans ma main (on l’escamote), ’ et c’est en lui disant tout simplement: Partez (dans ce moment, on laisse tomber sur la tablette la boule qui était dans 'la main droite), qu’elle se rend, comme vous voyez, invisiblement sous le gobelet. »
On le découvre, on prend les trois boules et on les étale sur la table, pour les couVriiJ,cHàcùne d’un gobelet que l'on " aura soin de placer près du bord de la table, vèrs soi.
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SECTION III
Les trois boules étant recouvertes, les reprendre sans lever les gobelets, pour les mettre dans sa poche.
Les gobelets étant disposés comme je viens de le recommander, on en prend un de chaque main et on les pousse vers le milieu de la table, comme s’ils avaient été mis si près du bord par inadvertance; mais, en les coulant de chaque main pour les éloigner, on les penche un peu du côté des spectateurs, ce qui produit devant vous une ouverture assez large pour laisser passer les boules, dont on s’empare avec le creux des mains un peu mouillées. Il est à remarquer que l’inclinaison que l’on donne aux gobelets pour pouvoir enlever les boules, ayant limi du côté des spectateurs, est tout-à-fait imperceptible pour eux. Les deux gobelets étant placés au milieu de la table, on rapproche les mains du bord, pour laisser tomber les boules sur la gibecière.
Tous ces mouvements sont faciles; pour peu d’adresse que l’on y mette, les spectateurs ne peuvent pas s’en apercevoir.
Alors vous ditfes : « Messieurs, je vais vous faire voir qu’il ne m’est pas plus difficile de retirer ces boules de dessous les gobelets, que de les y faire aller. » En disant ces mots, vous découvrez la boule restée sous le gobelet qui était toujours près du bord de la table; vous la découvrez au moment où vous prononcez ces boules , comme pour indiquer les objets dont vous parlez, mais bien pour faire penser aux spectateurs, sans affectation, que les boules sont toujours sous les gobelets* Vous recouvrez de suite cette boule, et vous repoussez le gobelet pour le mettre au niveau des autres, en enlevant la boule, comme vous avez fait pour les premières. Vous gardez cette boule dans le creux de la main. Dans cet état de choses, les assistants sont persuadés qu’il y a une boule sous chaque gobelet. Alors on se sert de celle que l’on a dans la main
droite pour feindre de prendre par la tête des gobelets les boules qui sont censées dessous. Vous tirez la première en disant : « Je prends celle-ci et je la mets dans ma poche (on feint de la mettre dans la main gauche, et de là dans sa poche de côté) . Je prends la seconde, et je la mets pareillement dans ma poche. Je prends enfin cette troisième, et je la mets aussi dans ma poche. »
Vous mettez réellement cette dernière dans votre poche. Vous levez les gobelets pour faire voir qu’il n’y a plus rien dessous.
On peut varier cette façon d’escamoter les boules. Ouand vous aurez tiré la première par le haut du gobelet, vous direz : « Messieurs, il n’est pas absolument nécessaire que je touche les gobelets pour enlever les boules ; il suffirait que j’établisse une communication de ma main à ces gobelets. »
Alors vous prendrez la baguette, vous en poserez un bout sur le gobelet, et vous prendrez la boule par /autre bout.
On peut encore prendre la dernière par-dessous la table, en disant : « Je ne pourrais pas faire passer une boule sous le gobelet par-dessous la table, mais je puis la faire tomber du gqbelet dans ma main. » Ayant la main sous la table, vous donnez un petit coup avec la boule, ensuite vous la montrez et la mettez à votre poche, comme je viens de le dire.
Si je conseille ces différents changements, c’est pour donner les moyens de varier autant que possible, parce que, dit Hoodart de Lamothe :
L’ennui naquit, un jour, de /uniformité.
SECTION IV
Autre manière de finir cette passe en faisant trouver les boules dans la poche d’vne personne.
On peut encore, si on le veut, terminer cette passe d’ua* autre manière.
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Quand tous tirez les boules des gobelets., au lieu de les mettre dans la poche, tous dites, en prenant la première, que tous feignez de mettre dans la main gauche, comme il faut toujours le faire : « J’envoie celle-ci où elle Toudra aller. » (Je n’ai pas besoin de recommander d'ouvrir la main quand on envoie la balle.) Vous prenez la seconde, que vous escamotez en disant : « J’envoie cette deuxième avec l’autre. Je prends cette dernière, et lui ordonne d'aller rejoindre ses deux compagnes. » — Ici, vous la laissez tomber sur la gibecière. Vous levez les gobelets pour faire voir que les boules sont bien parties. Vous demandez alors aux spectateurs s'ils ont fait attention au chemin qu’elles ont pris : la réponse sera néga- Uye naturellement; vous répliquez que vous les avez suivies des yeux, et que vous les avez vues entrer dans la poche d’un spectateur que vous indiquez. Le Monsieur se lève pour exhiber les boules qu’on lui réclame.
. Sans doute que les assistants ne portent pas la bonne foi jusqu’à croire que ces boules sont venues sans façon, de leur autorité privée, faire élection de domicile dans la poche du Monsieur; mais cette petite scène occasionne un moment d’hilarité, qu’il est bon de provoquer de temps en temps dans le courant d’une séance, pour l’animer davantage.
On soupçonnera donc que, pour finir cette dernière passe, vous vous êtes servi d’un compère, qui, étant accusé de la tricherie, s’en tirera comme il pourra : c’est un complice que vous abandonnez. :
Mais il y a un moyen de finir la passe avec la même supercherie, et qui jetera les spectateurs dans une indécision telle, qu’ils ne sauront qu’en croire; et, si le compère a un peu d’aplomb, qu’il soutienne son rôle d'innocent avec adresse, les assistants seront persuadés, du moins en partie,, qu’il n’y apas eu de fraude dans l’effet du tour qu’on vient d'exécuter ; ce qui va être expliqué dans la section suivante.
SECTION y.
Autre manière plus surprenante de terminer la passe
qui précède.
Nous reprendrons la passe au moment où on vient d'enlever les boules avec le creux de la main, en repoussant les gobelets.
Vous invitez une personne à venir à côté de vous, pour voir le tour de plus près. Un des spectateurs, qui n'est pas éloigné, se lève et se rend à votre invitation. C'est le compère qui arrive sans affectation, en donnant à son visage le plus de bonhomie qu'il pourra ; il a une poche garnie de trois boules. Vous le placez à votre gauche .Vous tirez las balles des gobelets comme je l’ai expliqué ci-dessus ; mais, au lieu de feindre de les mettre dans votre poche, vous faites le geste de les jeter en l’air, sans dire un mot. Quand vous aurez pris et escamoté de cette façon la première boule, vous passerez votre bras gauche derrière votre voisin, après avoir fait un mouvement pour faire soupçonner, par exemple, que vous avez touché à votre poche.
Vous mettez la main derrière cette personne, sous prétexte de la placer de telle ou telle manière, afin qu'elle voie mieux l’escamotage des balles.
Après avoir escamoté la dernière, vous la laissez tomber sur la tablette ; il n’y a pas à craindre que celui qui est à côté de vous puisse s’en apercevoir. Vous lui demandez alors où il pense que les houles que vous avez lancées sont allées; il répondra qu’il n'en sait rien. Vous répliquez que cela vous étonne, puisqu’étant tombées dans sa poche, il aurait dù en être averti par le poids de leur chute. Le compère a l'air de n’en rien croire, et pour le convaincre, vous lui demandez la permission de le fouiller. Il y consent. Vous faites remarquer que vous n'avez rien dans les mains ; vous invitez les assis-
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tants à palper vos manches, et même vous les relevez ; ensuite, vous mettez la main dans sa poche et en retirez les boules. Vous levez les gobelets avant ou après la restitution des boules.
Le compère doit bien jouer la surprise. Le mouvement suspect que vous avez fait, ce geste de mettre le bras derrière le compère sous un prétexte futile, tout cela doit faire soupçonner que vous avez adroitement mis vous-même les boules dans la poche de l’homme que vous avez fait venir auprès de vous, sans doute dans cette intention. On admira votre adresse, surtout si l’étonnement feint du compère parait naturel.
SECTION VI
Autre manière plus prompte d’exécuter cette dernière passe.
Voici encore une manière de terminer cette dernière passe : Lorsque le compère arrive près de vous, au moment où les boules sont retirées, quand on croit toujours qu’elles sont sous les gobelets, vous passez le bras derrière lui, pour faire naître des soupçons, comme je l’ai expliqué tout-à-l’heure ; vous l’invitez à approcher un peu plus. Vous lui demandez où il croit que sont les boules. Il vous répondra sans doute qu’il pense que chaque gobelet en couvre une. Vous dites, en renversant' les gobelets : « Vous avez raison. Monsieur, les voici. » Alors, vous feignez d’être surpris autant que les spectateurs, qui le sont de bonne foi, ne voyant plus les boules ; et, vous adressant à votre homme, vous lui dites : « Ma foi ! Monsieur, je vois que vous êtes encore un meilleur escamoteur que moi; car vous m’avez enlevé bien subtilement ces boules, et, si je ne les entendais pas sonner dans votre poche, je ne m’en serais pas douté. »
Avec sa permission, vous prenez les trois boules dans sa
Sorcellerie expliquée. 19
PRBSTIDIOITW-IOîî .
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poche, et vous les jetez sur la* table , ce qui laisse les spectateurs- dans une certaine perplexStépne sacbant-siTeseamoteg* vient de vous1 ou si votre homme est-un compère.
Les amateurs qui soDt dans le cas de donner plusieurs séance» devant* le» mêmes personnes,, se1 serviront,, s’ils’ k jugent à' propos, alternativement de toutes les manières de finir ce jeu- des gobelets, pour éviter de- paraître se répéter.
Je crois n’avoir rien négligé dans ce qui précédé1, éP éftié entré dans assez de détails pour mettre l'amateur au fait de toutes les parties de la pKefetidtgifiàtibTr proprement dite. Mais il ne faut pas penser qu’il suffira de parcourir cette partie de l'ouvrage comtoè on lit- Une gazette, pour pouvoir exécuter tout ce qui y est expliqttëv
On doit comprendre que tous les écrits didactiques doivent être lus- et relus avec une1 attention patente, et1 üfc dévifervnetatf cl&trs et' concevables- qu’à cette coflditîen.
Je préviens encore que, si adroit et si intelligent que l’on soit, il ne faut pas espérer de faire, de prime-abord, les tours avec ld légèreté et le mystérieux qu’ÿ mettent ceux' qui exercent continuellement les mêtrieë depuis des années.
Tous les professeurs, en général, ont chacun leur répertoire, composé d'une douzaine de tours environ, et qu’ilè font toute leur vie. Je ne parle ici' que des tours qui tiennent à l'adresse des mains.
De loin endoln ces artistes en supprimetit'un ou deux dan? leurs Séances, pour les remplacer par d'autres pris dans la classe de ceux qui ne sont que mécaniques; car, s’ils eu prennent qui soient du ressort de la prestidigitation, et avec lesquels ils ne sont pa» familiers, alors ils sont aussi gauches que l’amateur de peu d'expérience.
Je ne terminerai pas ces deux premières parties sans rap-
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peler aux personnes qui veulent taire des tours dans la perfection, de les étudier et de les pratiquer suffisamment; de tendre toujours à en bien voiler les moyens et à donner le change à l'attention des spectateurs par des feintes finement employées ; enfin, de s’attacher à rendre ces tours merveilleux, en profitant avec intelligence de toutes les circonstances qui s'offrent souvent à ceux qui savent les saisir.
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