FATIGUE DE LA MARC HE
Prendre un brin d’Herbe-de-la-Saint-.Tean [Armoise^ Hypericon^ Millepertuis, F leur -de- Saint- Je an, Coiironne-de- Jean- Baptiste, Artemisia vul^aris] et le tenir à la main ou à la ceinture est un préventif ; le remède ensuite est de se laver les pieds avec une infusion de la même plante (Sedir, Les Plantes magiques, — Grand Albert).
XXXt Cueillir de Pherbe qiPon appelle Armoise [V. ci-dessus], dans le temps où le soleil fait son entrée au premier degré du capricorne ; la laisser sécher à l'ombre, et en faire des jarretières avec la peau d'un jeune lièvre, c'est-à-dire qu'ayant coupé la peau du lièvre en courroies de la largeur de deux pouces, vous en ferez un redouble, dans lequel vous coudrez ladite herbe, et les porterez aux jambes : il n'y a point de cheval qui puisse suivre longtemps un homme de pied qui est muni de ces jarretières {Petit Albert).
Si vous êtes las de la marche du jour précédent, faites uriner sur vos jambes une jeune fille vierge, avant le soleil levé : la fatigue disparaîtra. — L'opération sera encore meilleure si elle est faite un mercredi de printemps, la lune étant en conjonction avec Mercure {Ibid.)
XXXt Prendre un morceau de cuir de la peau d'un jeune loup dont on fera deux jarretières, sur lesquelles on écrira avec son propre sang : Abiimalith cados ambulavit in fortitiidine cibi illiiis. Pour que l'écriture ne s'efface pas, doubler ces jarretières {Ibid.).
XXXl Vous aurez les cheveux d'un larron pendu, desquels vous ferez des tresses dont vous formerez des jarretières que vous coudrez entre deux: toiles de telle couleur qu'il vous plaira ; vous les attacherez aux jambes de derrière d'un jeune poulain, puis, en le forçant à marcher à reculons environ vingt pas, vous direz les paroles suivantes : Sicut arnbulat Dominas Sabaoth super pennas oentorum, sic ambulabo super terram, et vous laisserez échapper le poulain après avoir repris les jarretières {Ibid.).
XXIX Ecrivez sur trois billets [que vous porterez sur vous] : Gaspard, Melchior, Baltazar {Grim. du P. Ilonorius).
XXXi A ces procédés divers, on peut ajouter celui que* nous révèle le Petit Albert — procédé dit Secret du bâton de voyage.
« Vous cueillerez le lendemain de la Toussaint, une forte branche de Sureau [Sureau vulgaire, Sainbucus nigra], dont
vous ferez un bâton que Vous a])proprierêz â votre mode ; vous le creuserez en ôtant la moelle qui est dedans ; a})rès avoir garni le bout d’en bas d’une virole de fei*, vous mettrez au fond du bâton les deux yeux d’un jeune loup, la langue et le cœur d’un chien, trois lézards verts, trois cœurs d’hirondelle (1), et que tout cela soit séché au soleil entre deux papiers, les ayant auparavant saupoudrés de fine poudre de salpêtre [azotate de potasse\ et vous mettrez par dessus tout cela, dans le bâton, sept feuilles de Verveine [Vorboiia offieinalis], cueillies la veille de Saint- Jean -Baptiste, avec une pierre de diverses couleurs que vous trouverez dans le nid de la huppe (2), et vous boucherez le haut du bâton avec une pomme de buis ou telle autre matière que vous voudrez, et soyez assuré (! ? !) que le bâton vous garantira des périls ou incommodités qui ne surviennent que trop ordinairement aux voyageurs, soit de la part des brigands, des bêtes féroces, chiens enragés et bêtes venimeuses ; il vous procurera aussi la bienveillance de ceux chez qui vous logerez. ))