V. Avortement
FÉBKIFIOES
Ghardon-bénit [Centaiirea henedicta]. Cueillir en juin, avant l’épanouissement des fleurs jaunes et faire macérer dans du vin blanc.
Décoction d’écorce de Frêne [Fraxiiiiis excelsior].
XCa Se frotter contre un buisson de Houx [Bois-jranc, llex aqiiifolium] est très efficace pour guérir la fièvre.
Manger une pâquerette [Bellis perennis ou B. anniia].
Prendre de la poudre de racine de Polypode [Herbe' du-gagne, Mille-pieds. Polypodhini vulgare] (surtout contre la fièvre quarte).
(1) Il est des formules de sorcellerie qui s’expliquent par une tradition dénaturée d’occultisme et dont on peut reconstituer l’essence primordiale. En ce qui touche celle-ci, je me déclare dans l’impossibilité absolue d’en expliquer les éléments.
(2) Les j^rimoires de la vieille sorcellerie parlent souvent de cette pierre à diverses couleurs (pie l’on trouve dans le nid de la liuppe. Aucun traité spécial ne la décrit, aucun chasseur ou dénicheur d’oiseaux ne se rappelle l’avoir vue. Quid ?
Emplâtres de Rue sauvage (1) pilée avec delà Sauge [Herbe- sacrée^ Salvia offieinalis].
En Bourgogne, quand un enfant est fiévreux, au printemps, on le porte devant la touffe la plus fleurie d'un buisson d'aubépine. La mère s'agenouille, le dépose devant elle et prie ; puis elle se relève, embrasse l'enfant, le reprend dans ses bras et rentre chez elle.
Porter l'enfant fiévreux à l'église après l'office, et lui faire faire, en marchant et sans s'arrêter, neuf fois le tour de l'autel (Bourgogne).
Appliquer sur le pouls un cataplasme d' Herbe-chevaline (2) ; il survient une ampoule q\i'on ouvre et le malade guérit (!).
Oraison. — Quand Jésus porta sa croix, il lui survint un juif nommé Marc-Antoine, qui lui dit : Jésus, tu trembles. Jésus lui dit : Je ne tremble ni ne frissonne ; et celui qui, dans son cœur, ces paroles prononcera, n'aura jamais ni fièvre ni frisson. Dieu commande aux fièvres tierces, fièvres quartes, fièvres intermittentes, fièvres purpurines, de se retirer du corps de cette personne [nommer la personne) JÉSUS, MARIA, JÉSUS. — Il faut faire une neuvaine à jeun, à l'intention de la personne, en mémoire des souffrances qu'a endurées notre Seigneur Jésus-Christ sur le Calvaire (Le Médecin des Pauvres (3).
Porter sur soi la pierre Lazulite [lapis-laziili] guérit la fièvre quarte (Grand Albert).
XXtX Manger de la chair de lion ou boire de l'urine de cet animal pendant trois jours guérit la fièvre quarte (Grand Albert).
XXXX, Donner son vêtement à une femme grosse et le porter ensuite (Ibid.).
XtXX Porter sur soi l'os d'un movi (Ibid.).
XXtX Se pendre au cou du cérumen provenant de l'oreille gauche d'un chien (Grand Albert).
XXXI Placer sur le front, les tempes et les pieds des compresses de Myrte (Myrtus communis]. ,
(1) Cette plante, qu’il ne faut pas confondre avec Va Hue des jardins (Kiita erraveoleiis] est le Pégane harmale [lN*uraiuim hannale].
(2) Probablement la Langue- de-cheval ou F ragon-à-lan guette [Kuscus hypoîrlossuin] qui semble désigné parfois par le terme d’hippoglosse (V. la note, art. EPILEPSIE).
(H) V. la note, art. BLESSURES.
Avalez, trois jours de suite*, un billet où soit écrit : A g/a, Garnaze^ Eglatus, Egla (Grim. du P. llonoriiis).
Oraison. — Dieu est venu au monde pour nous racheter de nos péchés ; il a jeûné trente-trois ans et trois jours ; il a été vendu aux Juifs trente deniers ; Fièvre tierce, Fièvre quarte. Fièvre de quelle qualité qu'elle soit ne puisse demeurer sur mon corps ; au nom de Jésus, qui a été attaché à Tarbre de la croix, où il a répandu son sang juste pour nos péchés ; sainte Marie, priez pour moi ; saint Michel, conservez-moi ; Jésus, Marie, saint Joseph, assistez-moi ; Marie, sainte Catherine, conservez-moi. — Ici doit être mis le nom du fébricitant, qui doit porter au cou ce que dessus, disant chaque jour, à jeun, cinq Pater et cinq A ae devant une image de la Vierge. {Grim. du P. Honorius).
XXXX Chardon bénit [Centauroa bonedieta ou Cardmis bonedietus], de l’Absinthe [Ilerhe-aux-aers^ Aluine^ Arthemisia absiiithium] et du Safran [Crocus sativiis], versez-y dessus (sic) de l’eau bouillante, et la buvez tous les jours un peu avant que la fièvre vienne : elle s’en ira aussitôt (Petit Albert).
XXXX Acheter (sans marchander), le vendredi, un pot de terre neuf de neuf sous, et y faire cuire, dans l’eau bouillante, de la racine de Cynoglossc [Langue-de-chien., Cyiioglossiim officinale] ; quand cette racine est bien cuite, en faire un cataplasme qu’on se mettra sur le ventre (Gilbert).
XtXt Verser une pincée de sel ammoniac dans un verre de vin blanc, et faire boire le tout au malade en disant : « Que Dalameck et Taynor t’aident, et que Sayanon te guérisse » (Ibid.).
XXIX Filer des araignées, les mettre, dans un linge, sur le front, guérit la fièvre tierce.