CHEZ LES SORCIERS
La vraie sorcière pourra obtenir des résultats étonnants; elle aura recours aux pratiques des grimoires, que nous avons étudiées ; elle agira ainsi sur son client, tantôt par des moyens physiques, tantôt par suggestion. Ici, comme pour toutes les autres guérisons qu’elle opère, la sorcière aura d’autant plus de succès que la foi de son client sera plus grande, et qu’elle-même aura plus de confiance en son propre pouvoir. Le fait que le thaumaturge se livre à ses pra-
Regnault
tiques avec conviction, entre pour beaucoup dans l’effet suggestif de ces pratiques. Gela « avait déjà été signalé dans les Evangiles : Jésus-Christ avait chassé le démon du corps d'un
possédé alors que les apôtres n’y avaient pu réussir : « Pourquoi n'avons-nous pu le chasser ? « demandèrent-ils. — « A cause de votre incrédulité », et il leur conseilla de jeûner et de prier, ajoutant qu'avec la foi on soulèverait des montagnes (Cliap. XVII, saint-Mathieu (1). »
Les pseudo-sorciers malades ou charlatans pourront avoir aussi une action efficace sur le maléficié, en agissant sur son imagination, les uns en lui prescrivant des traitements étranges, suivant leur « inspiration », les autres grâce au décor dont ils s’entourent : mais les premiers auront souvent plus d’action que les seconds, parce qu’ils auront foi en euxmêmes.