ACTE QUATRIÈME
ZORAYA,
Alors ! Vite! vite!... Dites-moi ce qu'il faut que je dise !
Ximénès remonte rapidement devant son siège. — Enrique paraît à la grille entre deux gardiens. Padilla le fait descendre à gauche, hors de la vue de Zoraya, que les inquisiteurs entourent assis, debout, le greffier écrivant. — Tout cela rapidement.
XIMÉNÈS, penché sur Zoraya.
Tu confesses de ton plein gré, sans autre contrainte que celle du repentir, que l'amour forcené d'Enrique Palacios ...
PADILLA, à Enrique, à mi-voix.
Écoute !
XIMÉNÈS
... Le vertige et la démence qui Font fait à son insu coupable de forfaits dont il n'avait pas conscience, sont dus aux philtres que tu lui as versés, à tes enchantements et autres pratiques de la magie noire !
ZORAYA, vivement.
Oui ! oui ! je le confesse.
XIMENES
Tu confesses?...
ZORAYA.
Oh ! ce n'est pas assez ?
XIMÉRÈS.
...Être allée au sabbat?
Oui ! oui I je le confesse !
Mouvement d'Enrique retenu par Padilla.
XIMÉNÈS
Y avoir pris part à ses abominables festins, à ses danses obscènes î. . .
ZORAYA.
Oui !
Même jeu d'Enrique.
XIMÈNÈS.
Et y avoir fait l'abandon de ton corps à la lubricité de tous là présents, sorciers et démons?