ACTE CINQUIÈME. 239 ENRIQUE
Lâches coquins !
Il lire l'épée, ce qui arrête un instant le mouvement. LE MOINE.
Palacios ! On ne te fera pas grâce une seconde fois !
ENRIQUE
Ramiro ! Arias ! Mes archers, â moi !
Au lieu de le protéger, Ramiro, Arias et les archers se joignent à la foule, criant avec elle.
TOUS, enhardis par cette défection.
Au bûcher ! au bûcher ! la sorcière !
ZO R AY A , réfugiée d'abord sur les marches de l'église, puis sous le porche.
Ils te tueront ! . . . Sauve-toi !
ENRIQUE , couvrant sa retraite l'épée à la main.
Dans l'église I... dans l'église !
Zoraya court à la porte close qu'elle ébranle vainementi
ZORAYA.
Ouvrez ! ouvrez -nous !
Rien ne répond que les chants de l'orgue. Rires railleurs de la foule. LA FOULE, hurlant et se resserrant de plus en plus.
A mort ! à mort I
Enrique tenant toujours tête aux assaillants, se trouve sur les marches, Zoroya derrière lui.
ENRIQUE
Ah ! canaille infâme I
RAMIRO , contenant les archers.
Seigneur, on ne te veut aucun mal, mais livrenous cette femme.
Non, bandits !
LA FOULE
A mort !
UN HOMME DU PEUPLE, à Torillo.
Bourreau, monte sur ton bûcher, nous brûlerons la sorcière malgré lui !