‹ La sorcière, drame en cinq actesChapitre 131 sur 133 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

Joana !

JOANA.

Mon père !

Elle se jette dans ses bras. Acclamations de la foule. LE PEUPLE.

Miracle! miracle!

CALABAZAS, avec force.

Silence, peuple ! (La fouie intimidée se tait.) Il n'y a pas miracle de Satan !

PADILLA, sur le palier.

Viens remercier Dieu. . . (ll laisse aux mains des religieuses Joana qui entre avec elles dans l'église. Puis se tournant

verszoraya.) Va en paix, Zoraya ! Et vous tous, laissez passer la Mauresque qui est libre ! (a Ramiro. ) Ramiro, veille sur elle et sur son logis !

Il entre dans l'église suivi des inquisiteurs ; les orgues entonnent le Te Deum. Enrique, sous le porche, avant de les suivre, échange un regard d'adieu avec Zoraya qui lentement, traversant la place, se dirige vers la rue haute. Devant elle, la foule remonte, recule avec effroi et s'écarte aux abords de la rue pour la laisser passer. Mais les moines du cortège restés en scène se mettent vivement en travers, barrant le chemin de ce côté. Zoraya reculant alors va pour sortir par la rue de gauche. Même jeu des moines de l'avantscène qui remontent lui barrer le passage. Toute une ligne de moines la cernant.

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