ACTE DEUXIÈME
ZAGUIU.
Oui !
AISHA.
Alors, entre, et parle vite, (zaguir descend vers elle.)
Qu'est-ce ?
ZAGUIR.
Voilà!... Hier, à la tombée du jour, j'ai vu assis et causant sur le bord du sentier qui descend vers le pont Saint-Martin, à cent pas au plus de la maison, deux hommes qui n'étaient ni des passants ni des gens du voisinage. Et ce matin, au soleil levant, ils étaient encore là, couchés derrière les figuiers, comme s'ils y avaient passé la nuit aux aguets.
AISHA, inquiète.
Les mêmes,... tu en es sûr?
ZAGUIR.
Sûr!... Ils sont encore là. Tu peux les voir.
(ils vont sur la terrasse à droite et regardent avec précaution pour ne
pas être vus.) Tiens !... les voilà debout, à présent...
AISHA,
Et ils sont trois !...
ZAGUIR.
Oui ! . . . Celui à barbe grise n'en était pas. Il vient d'arriver.
AISHA.
Prends garde de te montrer.
Elle rp.nlrn m seèno.
ZAGUIR, de même.
Pour être là depuis hier au soir, il faut bien qu'ils guettent quelqu'un.
AISHA.
Et qui?
Z A G U I R 5 avec em barras .
Peut-être bien celui qui vient souvent la nuit pour repartir au petit jour!
Tu dis?
AISHA, sévf^rement.