‹ La sorcière, drame en cinq actesChapitre 27 sur 133 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ZAGUIK, vivement.

Ne te tache pas. — Il faut bien que je t'averlisse ! Sans ça je ferais encore celui qui ne sait rien.

AISHA,

Et que sais-tu, mécliant garçon ?

ZAGLia.

Mais pas mal de choses. Par exemple, qu'il

entre de ce coté (ll indique Ui -aujhc premier plan.) par

une porte du verger dont il a la clef ; puis qu'à l'abri des arcades, il se glisse jusqu'ici sans être vu et repart de même, à pied, comme il est venu, pour II avoir pas à nous confier son che val.

AISHA.

Au moins tu n'as parlé de cela?...

ZAGUIR.

Oh! à personne! — On est sérieux!

AISHA»

C'est un Maure, réfugié dans la Sierra, un rebelle qui vient en secret chercher des remèdes ^ pour sa femme malade;

ZAGUIR.

Pauvre femme, en use-t-elle des remèdes depuis deux mois qu'il vient toutes les nuits ! . . .

Tu oses ! . . .

ZAGUIU,

Ne me dis donc pas des bù lises , tante chérie ! Je ne te demande pas qui est cet inconnu : ça ne me regarde pas. Mais je saurais la vérité que je me ferais hacher avant d'en souffler mot! Tu peux bien le dire à ta maltresse.

AISIÏA.

Allah m'en garde! Je ne lui dirai même pas ce que tu sais.

ZAUUIU,

Comme tu voudras! Mais qu'elle sache b^en qu'on surveille la maison!

" Nouvelles sonneries de cloches.

AISÏIA,

Et inutilement depuis deux jours.

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