ACTE DEUXIÈME
ZOPxAYA .
Ramiro est un sot. II n'y a ni magie ni magicienne. (( La vie, disait mon père, est un combat, où, lancées comme des flèches, les volontés contraires se disputent la victoire, qui reste aux mieux trempées! » J'ai voulu ardemment être aimée par toi; tu n'as pas su t'en défendre. J'ai planté ma flèche dans ton cœur,... et voilà toute ma sorcellerie.
ENRIQUE
Et pourquoi cet ardent désir detre aimée par moi?...
ZORAYA, passant à la gauche d'Enriqiio.
Par lâcheté d'abord, mon cher seigneur! Pour t'arracher mon pardon... et, dès que je l'aurais conquis, fuir Todèle.
ENRIQUE
Ingrate!
ZORAYA, assise.
Ose le dire à présent. . . Et ensuite. . . par bravade, malice et vengeance.
ENRIQUE
Vengeance?
Oui, oui, vengeance] Il me plaisait d'humilier en toi l'Espagnol, le chrétien, le vainqueur des miens, l'ennemi de ma race, qu'il déclarait impure! Et de lui faire renier sa foi, comme le héros de ce