‹ La sorcière, drame en cinq actesChapitre 39 sur 133 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Ah! mon adoré vainqueur, tu es bien vengé! Celle qui voulait te dompter n'est plus qu'une humble esclave à tes pieds, soumise et tendre conîme une gazelle apprivoisée ! (son de cloches lointaines. Enrique tressaille. Zoraya sans touger) Qu'as-tu?

ENRIQUE

Ces cloches !

Eli bien, qu'elles sonnent ! Que nous importe?

ENRIQUE

C'est qu'elles me rappellent qu'il est temps de partir !

ZORAYA, se redressant.

Déjà? Pourquoi? Tu peux rester ici jusqu'à l'heure de la sieste, où les rues sont désertes !

ENRIQUE, debout.

Oh ! non ! c'est impossible !

ZORAYA.

Impossible !

ENRIQUE

Il y a grande fête au palais, et grande cérémonie à la cathédrale. Tous mes hommes sont sous les armes, je dois être à leur tête, et je n'ai que le temps de rentrer dans la ville comme je suis venu.

ZORAYA.

En barque ?

ENRIQUE

Oui.

Il va éprendre son chapeau, son manteau et son épée.

Et si Fon te guette sur l'autre rive ?

ENRIQUE

On n'y songe pas !... Ne crains rien...

ZORAYA.

Oh ! je crains tout à présent, des autres... et de toi!...

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