ACTE TROISIÈME
I) 0 N A S Y R E N A , à dona Fabia à mi-voix.
Surtout quand on a vidé les flacons !
DONA RUFINA, à Cleofas.
Maître Cleofas aurait bien dû donner à l'épousée quelque élixir qui la réconforte.
CLEOFAS, gaiement.
Eli oui!... Les religieuses lui ont fait une peur liorrible du mariage !
DONA RUFINA.
La pauvrette n'a personne qui joue le rôle de maman?
RAMIRO
Si fait : — il y a Fatoum, la convertie qui l'a élevée.
DON AMBROSIO
Et, à propos de convertis, maître Cleofas, la Très Sainte Inquisition, dont vous êtes le médecin, semble vous laisser en ce moment bien des loisirs?
CLEO F AS 5 avec satisfaction.
Oh! oh! le tribunal ne chôme pas. Et je crois pouvoir promettre à ces dames, à bref délai, un joli autodafé !
Murmures de satisfaction.
DONA SYRENA.
Des hérétiques?
CLEOFAS.
Des hérétiques, des Mauresques, des Juifs, des renégats, des relaps. — Un peu de tout!
doNa rufina.
Et des sorciers?
CLEOFAS.
Des sorciers et sorcières aussi ; mais en moins grand nombre qu'on ne le souhaiterait !
CARDENOS, à Cleofas, à mi-voix.
Maître Cleofas, j'aurais deux mots à vous dire à cet égard..